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Un pays à la croisée des chemins : le Liban, la réforme et le langage silencieux de la reprise

Le Premier ministre libanais affirme que les divergences avec le FMI sur un plan de reprise peuvent être comblées, signalant un élan prudent dans des négociations de réforme longtemps bloquées au milieu d'une pression économique persistante.

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Yoshua Jiminy

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Un pays à la croisée des chemins : le Liban, la réforme et le langage silencieux de la reprise

La lumière du matin se pose sur Beyrouth avec une douceur familière, scintillant sur des balcons qui ont vu trop de cycles de promesses et de pauses. Dans les cafés le long des rues tranquilles, les conversations dérivent entre mémoire et nécessité, entre ce qui a été perdu et ce qui pourrait encore être reconstruit. Dans ce calme fragile, la reprise du Liban reste moins une route droite qu'un passage prudent—pierre par pierre, au-dessus des eaux qui coulent encore rapidement.

Cette semaine, le Premier ministre du pays a parlé de ponts plutôt que de murs, suggérant que le Liban peut réduire ses différences avec le Fonds monétaire international alors que les négociations sur un plan de reprise longtemps retardé se poursuivent. Les mots portaient un optimisme mesuré, façonné par des années de discussions bloquées et de tensions économiques qui ont réduit les économies, perturbé les services publics et redessiné la vie quotidienne. Le gouvernement, a-t-il indiqué, croit qu'un terrain d'entente est possible, même si le terrain reste inégal.

Au cœur des discussions se trouvent des réformes longtemps demandées par les prêteurs internationaux : discipline fiscale, restructuration d'un secteur bancaire affaibli et restauration de la crédibilité des institutions d'État. Ces demandes sont familières, presque rituelles à ce stade, mais leur mise en œuvre s'est révélée politiquement et socialement difficile. Pour de nombreux Libanais, la réforme est devenue une promesse abstraite, tandis que l'inflation, l'instabilité monétaire et le chômage restent des réalités quotidiennes.

Le FMI, pour sa part, a souligné à plusieurs reprises que l'assistance financière dépend de mesures concrètes plutôt que de déclarations. Les cadres précédents ont esquissé des chemins vers la reprise, mais les progrès ont ralenti au milieu d'un blocage politique et d'intérêts concurrents. Ce qui semble différent maintenant, suggèrent les responsables, est une reconnaissance renouvelée que le retard lui-même a un coût—que le temps, autrefois un tampon, est devenu une pression.

Pourtant, la prudence ombre chaque note d'espoir. La confiance du public a été érodée par des années de gestion de crise qui ont produit peu de soulagement. Tout accord devra équilibrer les conditions internationales avec la tolérance domestique, garantissant que les réformes ne creusent pas davantage les difficultés pour ceux qui portent déjà les charges les plus lourdes. Le défi réside non seulement dans l'alignement des tableaux et des politiques, mais aussi dans la conviction d'une population fatiguée que cette fois, le pont mène quelque part de solide.

Alors que les discussions se poursuivent, le Liban se trouve dans une posture familière—entre urgence et incertitude. L'affirmation du Premier ministre ne signale pas une résolution, mais elle suggère un mouvement. Dans un pays où la reprise économique a souvent semblé suspendue dans les airs, même l'idée de réduire les écarts laisse entrevoir un léger changement : passer de l'immobilisme à l'acte prudent de traverser.

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