Dans les heures tardives, lorsque les vitrines ont baissé leurs volets et que les lumières des appartements s'éteignent une à une, les rues de Téhéran portent un mouvement différent. Ce n'est pas l'agitation du trafic ou le doux flot des conversations du soir. C'est un passage plus silencieux : des véhicules non marqués glissant le long des trottoirs, des sonnettes résonnant dans le silence, des noms prononcés à voix basse derrière des portes closes.
À travers l'Iran, les forces de sécurité ont mené une série d'arrestations massives suite aux récentes manifestations, déployant ce que les responsables décrivent comme des opérations coordonnées s'étendant sur plusieurs provinces. Les actions se sont déroulées non seulement dans la capitale mais aussi dans des villes et des villages régionaux, reflétant une approche nationale de l'application de la loi. Les médias d'État ont rapporté que ceux qui ont été arrêtés sont accusés d'avoir participé à des rassemblements non autorisés, d'inciter à l'agitation ou de causer des dommages matériels.
Les organisations de défense des droits de l'homme et les observateurs indépendants décrivent la campagne comme extensive, avec des arrestations effectuées par une combinaison de détentions dans la rue, de visites à domicile et de surveillance numérique. Dans certains cas, les autorités ont cité l'activité en ligne comme preuve, pointant vers des publications ou des messages partagés lors des manifestations. L'ampleur de l'effort a conduit les observateurs à le qualifier de filet de sécurité — une opération conçue pour atteindre largement et laisser peu d'espaces intouchés.
Les manifestations en Iran ont périodiquement augmenté en réponse à des pressions économiques, des griefs sociaux et des tensions politiques. Au cours des dernières semaines, des manifestations dans plusieurs villes ont attiré des foules appelant à des réformes et exprimant leur frustration face à l'inflation et à la gouvernance. Alors que certains rassemblements se sont dispersés rapidement, d'autres ont été confrontés à la force, y compris l'utilisation de la police anti-émeute et des restrictions signalées sur l'accès à Internet.
Les responsables soutiennent que les mesures de sécurité sont nécessaires pour préserver l'ordre public. Les déclarations des agences de maintien de l'ordre soulignent la prévention de la violence et l'identification de ce qu'ils appellent les organisateurs de l'agitation. En même temps, les groupes de défense des droits ont exprimé des préoccupations concernant le respect de la procédure, l'accès à un avocat et le traitement des détenus. Les familles de ceux qui ont été arrêtés ont décrit une incertitude concernant le lieu où se trouvent leurs proches et les charges qu'ils pourraient encourir.
L'ampleur des opérations s'étend au-delà de la sphère visible des manifestations. Des rapports suggèrent que des technologies de surveillance, y compris des systèmes de reconnaissance faciale et le suivi des plateformes de médias sociaux, ont été utilisées pour identifier les participants après la fin des manifestations. De cette manière, l'acte de protestation ne se termine pas lorsque la foule se disperse ; il peut se poursuivre sous la forme d'enquêtes qui se déroulent discrètement pendant des jours ou des semaines.
La vie dans les villes continue en apparence extérieure. Les marchés rouvrent chaque matin, les bus suivent leurs itinéraires, et l'appel à la prière résonne à travers les toits comme il l'a toujours fait. Pourtant, sous ces routines se cache une atmosphère façonnée par la prudence. Les conversations se déplacent à l'intérieur. Les téléphones sont manipulés avec soin. Le souvenir de se rassembler dans des espaces publics persiste aux côtés de la connaissance que ces moments peuvent avoir des conséquences.
Les réponses internationales ont varié, certains gouvernements appelant à la retenue et au respect des libertés civiles, tandis que les responsables iraniens rejettent les critiques extérieures comme une ingérence dans les affaires intérieures. La tension entre souveraineté et examen fait partie d'un schéma familier dans l'histoire récente du pays.
En termes directs, les forces de sécurité iraniennes ont mené des opérations d'arrestation à l'échelle nationale ciblant des individus liés aux récentes manifestations. Les autorités déclarent que ceux qui ont été arrêtés sont accusés d'avoir participé à des manifestations illégales ou à des activités connexes. Les groupes de défense des droits rapportent des préoccupations concernant l'ampleur des arrestations, l'utilisation de la surveillance numérique et l'accès aux protections juridiques. La situation reste fluide alors que les enquêtes et les détentions se poursuivent.
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Reuters Associated Press BBC News The Guardian Amnesty International

