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Entre honneur et enfermement : la peine de Narges Mohammadi, revisitée

Les tribunaux iraniens ont ajouté six années supplémentaires à la peine de prison de la lauréate du prix Nobel de la paix Narges Mohammadi, prolongeant une longue détention qui continue de susciter des inquiétudes internationales.

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Vandesar

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Entre honneur et enfermement : la peine de Narges Mohammadi, revisitée

La journée s'est déroulée sans spectacle, comme beaucoup de jours à Téhéran. La lumière d'hiver s'est posée doucement sur des rues déjà habituées à la retenue, et quelque part derrière des murs hauts et des portes closes, le temps s'est à nouveau allongé pour une femme dont le nom a voyagé bien au-delà de ces frontières. La vie de Narges Mohammadi, longtemps façonnée par des cycles d'arrestation et de libération, a absorbé un nouveau tournant alors que les mots du tribunal ajoutaient silencieusement des années à sa détention.

Mohammadi, une défenseure des droits humains de longue date et lauréate du prix Nobel de la paix, a été condamnée à six années supplémentaires de prison, selon les médias d'État et les déclarations judiciaires. Le jugement, lié à des accusations que les autorités disent concerner la sécurité nationale et l'ordre public, n'est pas arrivé soudainement. Il a suivi des mois de procédures judiciaires superposées à des peines existantes, formant un paysage juridique aussi dense et répétitif que les routines de l'incarcération elle-même.

De l'intérieur de la prison, Mohammadi est restée présente dans l'imaginaire public à travers des lettres et des messages qui ont franchi murs et frontières. Sa reconnaissance Nobel, décernée alors qu'elle était déjà détenue, a amplifié cette présence sans modifier ses circonstances physiques. Le système judiciaire iranien a soutenu que ses actions violaient la loi, présentant la peine comme une extension de principes juridiques établis plutôt que comme une réponse à l'attention internationale.

Au-delà des frontières de l'Iran, la nouvelle a été accueillie avec une inquiétude familière. Les organisations de droits humains ont décrit la peine comme une preuve supplémentaire de la pression exercée sur la dissidence et l'activisme civil. Les réactions diplomatiques ont fait écho à des déclarations antérieures, exprimant un malaise tout en reconnaissant le levier limité des mots prononcés de loin. À l'intérieur du pays, les commentaires officiels sont restés mesurés, axés sur la légalité plutôt que sur le symbolisme.

À l'approche de la soirée, la ville a continué son rythme régulier. Les magasins ont fermé, le trafic s'est éclairci, et les foyers se sont tournés vers l'intérieur. Pour Mohammadi, la peine s'est transformée en un chiffre à porter en avant—six années de plus, mesurées non seulement en jours mais en endurance. Le jugement s'est inscrit dans les annales, laissant derrière lui une question silencieuse qui persistait au-delà du palais de justice : combien de temps la patience peut-elle s'étirer avant de devenir un autre type de silence.

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