Le chemin vers 2030 ressemble souvent à une promenade le long d'une longue rivière au crépuscule, où le progrès scintille à la surface tandis que de vieux courants continuent de couler en dessous. La mutilation génitale féminine, profondément enracinée dans le silence et la tradition, reste l'un de ces courants. Malgré des décennies de plaidoyer, de réformes législatives et d'engagements internationaux, la pratique continue de façonner la vie de millions de filles, rappelant au monde que le temps seul ne garantit pas le changement.
À travers les continents et les cultures, les efforts pour mettre fin à la mutilation génitale féminine ont gagné en visibilité, mais le rythme des progrès reste inégal. Des lois ont été adoptées, des campagnes de sensibilisation ont été lancées et des dialogues communautaires ont ouvert des portes autrefois fermées. Pourtant, la croissance démographique dans les régions touchées, combinée à des systèmes de santé fragiles et à des ressources limitées, a dépassé bon nombre de ces avancées. Le résultat est une réalité décourageante : sans engagement soutenu, le nombre de filles à risque continue d'augmenter, même si les taux de prévalence diminuent lentement.
La pratique persiste non pas seulement par ignorance, mais parce qu'elle est souvent tissée dans les attentes sociales, les idées d'identité et les rites de passage perçus. Dans de nombreuses communautés, l'abandon de la mutilation génitale féminine nécessite plus que des informations ; il exige de la confiance, des alternatives et un engagement à long terme. Les programmes qui ont montré des promesses tendent à être ceux ancrés dans le leadership local, où le changement n'est pas imposé, mais progressivement adopté.
L'investissement reste un facteur déterminant. Là où le financement est constant, les services s'élargissent — des soins aux survivants à l'éducation et à la prévention. Là où les ressources faiblissent, les progrès stagnent. Les projets à court terme, aussi bien intentionnés soient-ils, ont du mal à défier des traditions qui ont perduré pendant des générations. Le chemin à suivre exige de la patience mesurée en décennies, et non en cycles budgétaires.
Alors que le monde se tourne vers 2030, le message est de plus en plus clair. Mettre fin à la mutilation génitale féminine n'est pas un slogan aspirational, mais une responsabilité soutenue. Le progrès est possible, mais seulement si l'engagement est renouvelé année après année, et si l'investissement correspond à l'ampleur de la promesse faite à chaque fille encore à naître.
Avertissement sur les images AI (Formulation Rotative)
Les illustrations ont été produites avec l'IA et servent de représentations conceptuelles plutôt que de scènes de la vie réelle.
Vérification des sources (Avant d'écrire)
1. UNICEF 2. Organisation mondiale de la santé 3. Fonds des Nations Unies pour la population 4. Rapports de l'Assemblée générale des Nations Unies 5. The Lancet Global Health

