Dans les débris des rues et les os des bâtiments qui autrefois grouillaient de vie, Gaza est devenue un paysage de pause et de possibilité. La poussière se dépose dans les creux où les familles vivaient et les marchés bourdonnaient, et le vent porte le léger écho de rythmes quotidiens longtemps interrompus. C'est dans ce silence fragile qu'un nouveau plan a été jeté, une vision présentée au monde appelée "Nouvelle Gaza", une idée de reconstruction et de renouveau présentée avec à la fois espoir et controverse.
Lors de forums éloignés des avenues brisées de la bande de Gaza, Jared Kushner a parlé d'une Gaza réimaginée : un lieu d'industrie et d'emploi, des corridors logistiques, des parcs et des places qui pourraient un jour être à nouveau pleines. Le plan repose sur le cadre de cessez-le-feu plus large lié à la médiation des États-Unis, reliant le désarmement des groupes armés et le retrait progressif à la possibilité de reconstruire. Dans ses esquisses se trouvent quatre quadrants distincts pour la vie future, entrelacés de ceintures vertes et de zones industrielles qui, dit-on, promettent plus de cinq cent mille emplois pour les Palestiniens.
Au sud, "Nouvelle Rafah" se dresse comme le cœur de cette renaissance imaginée — un pôle de logement, d'éducation et d'industrie censé abriter des dizaines de milliers de personnes et fournir des centaines de centres de formation et d'apprentissage. Un aéroport, une ligne de train, un port : ces icônes de connectivité se dessinent dans le design, suggérant mouvement et commerce là où il y avait autrefois blocus et décombres. Des acteurs du Golfe et internationaux sont nommés comme partenaires dans certaines parties de cette vision, tandis que le Conseil de la paix nommé par la Maison Blanche est chargé de guider son déploiement.
Pourtant, la douce rhétorique de renouveau se teinte de questions d'absence. Le logement envisagé — aussi substantiel soit-il en nombre d'unités — se dresse contre un arrière-plan où l'espace global pour les résidences est nettement plus petit qu'il ne l'était avant la destruction récente, suscitant des inquiétudes quant au fait que la Gaza future dépeinte pourrait accueillir moins de personnes que son passé. Le tissu urbain dense qui englobait près de 2,2 millions de résidents, avec ses villes et camps comme Beit Lahia et Jabalia, est largement effacé dans les rendus, remplacé par des étendues vertes et des zones technologiques.
La côte, autrefois lieu de loisirs quotidiens et de rassemblements communautaires le long des plages et des cafés, est dessinée dans le plan comme un ruban de tourisme et de tours à usage mixte, une silhouette urbaine plus proche de métropoles lointaines que du terrain côtier que les Gazaouis connaissaient. Là, la mer pourrait à nouveau scintiller, mais pour qui et à quel prix ? Certaines voix sur le terrain se demandent si l'horizon futur est dessiné pour ceux qui peuvent se permettre ses portes, plutôt que pour ceux qui ont vécu à côté de ces eaux pendant des générations.
Des questions se posent également là où le plan est silencieux. Il n'y a pas de comptabilité claire des droits fonciers, aucune promesse sur la manière dont les familles récupéreront ou se verront attribuer des propriétés au milieu des démolitions et des reconstructions. Le design n'explique pas non plus comment le mouvement quotidien dans et hors de Gaza — longtemps contraint par des passages contrôlés par des États voisins — deviendra réellement indépendant et accessible pour les résidents eux-mêmes. Le plan dépend de conditions de sécurité qui ne sont pas encore remplies sur le terrain, y compris un désarmement qui reste contesté et inégal.
Et peut-être plus silencieusement, peut-être plus poignamment, se pose la question de la voix : combien des personnes dont la vie cette vision transformerait ont réellement été interrogées sur ce que "Nouvelle Gaza" signifie pour elles ? Dans les maisons maintenant à moitié debout et les ruelles sans toits, le besoin quotidien est moins une silhouette peinte qu'un droit de reconstruire dans les endroits qu'elles appellent encore chez elles.
Dans cette tension — entre plan directeur et vie vécue, entre promesse sur papier et promesse en pratique — l'avenir de Gaza plane comme une silhouette encore non construite, attendant à la fois des fondations et des réponses.
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Sources NPR, Reuters, Al Jazeera, One News Page, UN-Habitat

