À la lumière naissante d'une nouvelle initiative de leadership à Kigali, il y a eu un moment qui a semblé être le doux frémissement d'une question longtemps tenue dans le cœur africain. Comme un écho ancien émergeant d'une pièce silencieuse, l'idée a commencé à prendre forme : que se passerait-il si les flux de talents qui quittent le continent pouvaient plutôt s'épanouir dans ses propres sols ? Lors du lancement du Leadership Lab Yetu, cette pensée a été placée doucement devant un public réfléchi, invitant à la réflexion plutôt qu'à un débat animé.
La conversation, dirigée par l'ancienne première dame namibienne Monica Geingos, s'est déroulée dans le cadre plein d'espoir d'un hub de leadership panafricain, un espace destiné à nourrir à la fois l'esprit et l'âme des leaders émergents. Geingos a parlé non pas avec une critique acerbe mais avec une préoccupation constante pour la durabilité des voies de développement qui s'appuient encore trop lourdement sur des scènes externes et des plateformes étrangères. À son avis, les futurs leaders du continent méritent des systèmes ancrés sur le sol natal, où les rythmes de la vie locale informent l'apprentissage et la croissance.
À travers l'Afrique, plus de 250 programmes visent à cultiver le leadership, mais beaucoup envoient encore des participants au-delà des frontières continentales, dans des cadres construits ailleurs. Geingos a posé une question simple mais résonnante : que se passe-t-il lorsque ces priorités lointaines changent, lorsque l'attention du monde s'éloigne ? Sa préoccupation n'était pas alarmiste, mais réfléchie — un doux rappel que la dépendance à des cadres externes peut laisser les ambitions à la dérive lorsque les marées de l'attention mondiale changent.
Le lancement des Dr. Hage G. Geingob Fellows dans le cadre de l'Intergenerational Leadership Accelerator représentait plus qu'un nouveau programme. C'était un symbole d'un engagement à forger une ceinture de transmission — un canal par lequel les jeunes esprits d'Afrique pourraient être nourris puis réabsorbés dans des institutions suffisamment solides pour les accueillir. Geingos a reconnu que cela nécessite plus qu'une formation ; cela appelle à des systèmes capables de recevoir de jeunes leaders sans diminuer leur dignité ni les reléguer à un statut de symbole.
Elle a parlé des barrières invisibles qui persistent dans de nombreuses sociétés — où l'opportunité gravite vers l'urbain et le privilégié, laissant les jeunes ruraux et les minorités linguistiques dans l'ombre. Ce ne sont pas des mots de reproche mais des observations portées avec l'espoir que de tels schémas puissent un jour être réimaginés. Geingos a doucement souligné que l'Afrique ne manque pas de leaders ; elle manque plutôt des canaux par lesquels ces leaders peuvent contribuer de manière significative et être reconnus pour leur valeur.
Dans ce moment de réflexion, sur fond d'un continent riche en jeunes talents et en promesses historiques, la question demeure : l'Afrique peut-elle trouver des moyens de garder ses talents non pas comme un trésor gardé, mais comme un jardin bien entretenu, où chaque nouvelle génération s'enracine profondément dans son propre sol ?
En fin de compte, ce n'est pas un appel à fermer des portes, mais une invitation à en ouvrir de nouvelles — des portes qui mènent à des cadres et des institutions africains capables à la fois de former et d'embrasser le potentiel vibrant des futurs leaders du continent.
Avertissement sur les images AI (formulation modifiée)
"Les visuels sont créés avec des outils d'IA et ne sont pas de vraies photographies."
Vérification des sources (sources crédibles grand public/niche trouvées) :
1. The Namibian – couverture des remarques de Monica Geingos lors du lancement du Leadership Lab Yetu. 2. Who Owns Africa – reportage sur le même événement et contexte. 3. Confirmation supplémentaire de l'événement au Rwanda.

