Ouverture
Certaines matinées arrivent silencieusement, avec seulement le murmure d'une page qui se tourne ou le doux tapotement des touches d'un reporter nous rappelant que les histoires, comme des rivières, portent la vitalité d'une société. Dans les villes et villages du Botswana, les journalistes et les rédacteurs ont longtemps servi de ruisseaux silencieux qui nourrissent la démocratie — donnant une voix à ceux qui sont invisibles, façonnant la mémoire collective et reflétant les espoirs des citoyens sur la toile de la vie publique. Mais lorsque les vents de l'adversité effleurent ces courants, la clarté de ce reflet peut devenir fragile, et la beauté du paysage s'estomper.
Corps
Le chapitre du Botswana de l'Institut des Médias de l'Afrique Australe — une organisation ancrée dans l'histoire de la région en matière de défense de la liberté d'expression — a récemment publié une déclaration qui élève doucement mais fermement sa voix contre ce qu'il considère comme un refroidissement émergent au sein de l'environnement médiatique du pays. Tout en reconnaissant les étapes positives prises par le gouvernement après les élections générales de 2024 pour favoriser l'ouverture et le dialogue constructif avec les praticiens des médias, MISA Botswana décrit également une tension croissante qui risque d'éclipser ces premiers gestes de collaboration.
Dans le va-et-vient du discours public, la critique n'est pas un vent mauvais ; c'est plutôt le souffle même qui permet au discours de vivre. Pourtant, selon MISA Botswana, les mois récents ont vu des journalistes soumis à des attaques publiques soutenues — allant d'accusations de désinformation à des étiquettes d'irresponsabilité — parfois amplifiées par des fonctionnaires publics de haut rang. Ces récits peuvent, intentionnellement ou non, contribuer à un climat où le harcèlement — en particulier en ligne — semble normalisé plutôt que contesté.
Un incident particulièrement préoccupant concerne la réaffectation du diffuseur Letumile "Lets" Montsosa d'un programme matinal sur la radio publique après une couverture touchant à la Cour constitutionnelle. MISA note que si ce retrait est lié au contenu éditorial, cela pourrait signaler une intrusion troublante sur l'indépendance éditoriale — une intrusion qui brouille la ligne entre le service public et la communication politique.
Pour ceux qui défendent l'ouverture, l'appel au respect de la liberté de la presse n'est pas une rhétorique abstraite mais un appel vivant ancré dans la Constitution du Botswana, où la liberté d'expression et le rôle des médias en tant que chien de garde sont affirmés comme des droits démocratiques — et non des concessions. La déclaration de MISA Botswana souligne que les médias publics doivent servir l'intérêt public et refléter un panorama de voix plutôt que d'écho des récits uniques.
Le groupe rappelle également aux journalistes l'importance durable de la pratique éthique tout en exhortant que les critiques du journalisme soient abordées par des canaux professionnels établis plutôt que par des dénonciations publiques ou des mesures punitives. En cela, la position de MISA embrasse l'équilibre : plaidant pour l'indépendance tout en reconnaissant la valeur de la responsabilité.
Clôture
Dans son appel doux, MISA Botswana invite les dirigeants de la nation à réaffirmer un engagement envers la tolérance de la critique, la réforme légale et la liberté éditoriale — des piliers qui soutiennent non seulement l'édifice d'un journalisme robuste mais aussi l'architecture plus large de la société démocratique elle-même. Alors que le Botswana navigue dans le terrain complexe des médias et de la gouvernance, les échos de cette conversation pourraient bien façonner la manière dont les générations futures comprennent la confiance, la transparence et l'art d'écouter autant que l'art de parler.
Avertissement sur les images AI
Les visuels sont créés avec des outils d'IA et ne sont pas de vraies photographies ; ils servent de représentations conceptuelles.
---
Sources
AllAfrica, publication officielle régionale de MISA, Bulawayo24 News, Afrobarometer, Comité pour la protection des journalistes.

