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Au-delà des chiffres : Pourquoi la perte de 60 Millions de consommateurs résonne dans chaque foyer

Le journaliste Lionel Maugain et ses collègues dénoncent la liquidation prévue de 60 Millions de consommateurs dans le budget 2026 de la France, arguant que les économies ne sont qu'un prétexte qui sape le rapport indépendant sur les consommateurs.

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Ricky Mulyadi

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Au-delà des chiffres : Pourquoi la perte de 60 Millions de consommateurs résonne dans chaque foyer

Dans le lent crépuscule d'une institution publique vieille de plusieurs décennies, il y a peu de moments aussi discrètement déstabilisants que de voir quelque chose autrefois considéré comme acquis s'effacer de la vue. 60 Millions de consommateurs a longtemps été l'une des voix les plus fiables de France en matière d'information sur les consommateurs : un guide mensuel des biens et services qui façonnent la vie quotidienne, des étiquettes alimentaires aux contrats d'électricité, des jouets sur une étagère à la sécurité des produits ménagers. Ces derniers jours, le personnel et les soutiens ont observé avec un mélange d'incrédulité et de chagrin les décisions budgétaires du gouvernement qui se sont orientées vers l'extinction de cette lumière, non pas avec un rugissement, mais avec le bruissement bureaucratique des lignes budgétaires et de la rhétorique.

Un après-midi froid de février à Malakoff, près de Paris, le siège de l'Institut national de la consommation (INC) — l'organisme public qui produit le magazine — a été le site d'une manifestation. Une petite foule de journalistes, d'employés, de représentants syndicaux et de citoyens s'est rassemblée, tenant des pancartes, les voix basses mais fermes, défiant un choix qu'ils considèrent comme emblématique d'un retrait plus profond du service public. Parmi eux se trouvait Lionel Maugain, un journaliste vétéran et délégué syndical, qui a décrit la justification avancée par le gouvernement comme "uniquement un écran de fumée". Pour lui, l'argument de faire des économies ne tient tout simplement pas face aux années de valeur publique que 60 Millions a fournies.

Les racines de la controverse résident dans le budget de l'État de 2026. La loi de finances, dans sa forme finale, comprend une disposition visant à dissoudre l'INC et à le placer en liquidation d'ici mars 2026. Cette décision, confirmée même alors que des motions de censure étaient débattues et évitées de justesse, marque effectivement la fin de 60 Millions de consommateurs dans sa forme publique actuelle. Bien que le gouvernement ait évoqué la possibilité qu'un acheteur privé prenne le relais pour poursuivre l'héritage du magazine, l'incertitude de cet avenir pèse lourdement sur ceux qui ont consacré leur carrière à sa mission.

Pour Maugain et beaucoup de ses collègues, le magazine est plus qu'une publication — c'est un contre-pouvoir. Les tests, études et enquêtes menés en interne ont, au fil des ans, révélé des risques pour la santé, des pratiques de marketing trompeuses et des faiblesses systémiques qui auraient autrement pu passer inaperçues. "Le service public n'est pas une dépense ; c'est un investissement", soutiennent-ils, leurs voix empreintes de frustration et de déception face à ce qu'ils décrivent comme un choix fait non pas dans l'intérêt public mais au nom d'une comptabilité à court terme.

Dans les coulisses, les chiffres racontent une histoire à la fois prosaïque et poignante. L'INC a enregistré un déficit ces dernières années, selon le personnel, mais son chiffre d'affaires global a largement dépassé les chiffres utilisés pour justifier sa liquidation. Même les syndicats reconnaissent la pression financière, mais ils soulignent également des années de budgets contraints, de transformation numérique sous-financée et de ressources en diminution qui ont longtemps précédé la décision finale.

En dehors des murs de l'institut, des associations de consommateurs se sont mobilisées en soutien. Des groupes tels que l'Union nationale des associations familiales (UNAF) ont averti que le transfert du magazine à la propriété privée pourrait éroder son indépendance, laissant les consommateurs avec des informations moins neutres et moins robustes à un moment où les marchés de produits sont de plus en plus complexes et opaques.

Lors des discours sur le pavé, parmi les banderoles et les conversations murmurées, il y avait un sentiment que quelque chose de fondamental était en jeu — non seulement l'avenir d'un seul titre, mais le rôle d'un examen public éclairé dans la vie quotidienne. Alors que le personnel rédactionnel, les représentants syndicaux et les lecteurs se projettent vers l'avenir, la question persiste : lorsque le service public lui-même devient une question de calcul de bilan, que devient alors les voix qui parlaient autrefois pour le public ?

Avertissement sur les images AI "Les images de cet article sont des illustrations générées par IA, destinées uniquement à des fins conceptuelles."

Sources :

RTL Sud Radio Le Parisien CB News UNAF (déclaration de l'association)

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