Le Canada a fermement déclaré son intention de ne pas s'engager dans des actions militaires offensives contre l'Iran dans un contexte de tensions persistantes dans la région. La ministre des Affaires étrangères Anita Anand a souligné lors d'une récente conférence de presse que, à sa connaissance, aucune demande formelle d'assistance de l'OTAN n'a été faite par les États-Unis concernant les efforts pour sécuriser le détroit d'Hormuz, une voie navigable essentielle pour le transport mondial de pétrole.
En réponse à l'appel du président américain Donald Trump pour un soutien de la part des alliés de l'OTAN, Anand a réitéré que le Moyen-Orient ne fait pas partie du mandat géographique de l'OTAN. Elle a souligné que le Canada se concentre sur la recherche de la désescalade par des moyens diplomatiques, déclarant : "Notre conversation actuelle avec les pays du Golfe repose sur la manière dont nous pouvons continuer à les soutenir, surtout face à des attaques indiscriminées."
Anand a déclaré : "Il ne devrait y avoir aucune militarisation des voies de navigation internationales, point final — et cela inclut le détroit d'Hormuz." Bien qu'elle n'ait pas écarté la possibilité pour le Canada de contribuer à des efforts visant à faciliter le passage sûr à travers le détroit d'Hormuz, elle a noté qu'une telle implication nécessiterait un consensus parmi les alliés et serait limitée par les capacités navales du Canada.
Le contexte de ces remarques survient alors que le détroit a connu des tensions accrues et des fermetures en raison de conflits militaires, impactant significativement les marchés énergétiques mondiaux. Alors que la situation s'est intensifiée au cours des dernières semaines, Trump a exprimé sa frustration face aux alliés de l'OTAN qui ont résisté à ses appels à l'aide, affirmant que les États-Unis n'ont pas besoin d'aide étrangère dans leurs opérations.
Les déclarations d'Anand soulignent l'approche prudente du Canada en matière d'implication militaire internationale, privilégiant la sécurité des civils et les voies diplomatiques plutôt que l'engagement militaire, alors que les discussions avec des partenaires mondiaux se poursuivent, y compris une réunion prévue des ministres des Affaires étrangères du Groupe des Sept.

