Le 9 avril 2026, le service postal américain a révélé qu'il suspendrait les paiements aux pensions des employés dans le cadre de mesures visant à faire face à ses difficultés financières persistantes. Cette suspension permet à l'USPS d'allouer des ressources pour des opérations essentielles, évitant ainsi des impacts immédiats sur la livraison des services. Luke Grossmann, directeur financier de l'USPS, a déclaré que le risque d'un flux de trésorerie insuffisant pour continuer les opérations postales l'emportait sur les préoccupations liées au retard des contributions aux pensions.
Cette décision intervient alors que l'USPS est confronté à une sévère "crise de liquidités", avec des prévisions indiquant que l'agence pourrait être complètement à court de liquidités d'ici février 2027. Dans le cadre de mesures d'économie, l'USPS a suspendu ses contributions mensuelles d'environ 400 millions de dollars aux fonds de retraite de ses employés tout en assurant que les contributions des travailleurs aux programmes de retraite continueront sans être affectées.
David Steiner, le directeur général des postes, a souligné la nécessité d'une réforme législative pour éviter un effondrement financier, ce qui pourrait inclure une augmentation significative des prix des timbres ou une réduction des jours de livraison par rapport aux six habituels. Le moratoire sur les contributions aux pensions devrait libérer environ 2,5 milliards de dollars au cours de l'exercice fiscal en cours, une manœuvre nécessaire compte tenu des pertes nettes importantes que le service postal a rapportées ces dernières années—9 milliards de dollars pour l'exercice 2025 seulement.
Malgré cette mesure temporaire, la suspension ne modifie pas les prestations pour les retraités actuels ou futurs, selon Grossmann. L'USPS reste engagé à respecter ses obligations concernant les contributions à la sécurité sociale et au plan d'épargne Thrift.
Les préoccupations concernant la durabilité de l'agence ont augmenté alors que le volume de courrier diminue, passant d'environ 220 milliards de pièces en 2006 à environ 110 milliards ces dernières années. Les tensions financières auxquelles l'USPS est confronté reflètent un jeu complexe entre des coûts opérationnels plus élevés et un comportement des consommateurs en évolution, favorisant les communications numériques par rapport au courrier traditionnel.
La Commission de réglementation postale envisage d'accorder à l'USPS une dérogation pluriannuelle pour réaffecter des fonds précédemment réservés aux prestations des retraités, offrant ainsi une certaine flexibilité dans la gestion financière de l'agence.
Alors que cette situation évolue, les implications pour les opérations postales et les prestations de retraite des employés restent significatives, pouvant potentiellement redéfinir le paysage des services postaux aux États-Unis.

