Le 9 février 2026, un tribunal de Hong Kong a infligé une peine de 20 ans de prison à Jimmy Lai, un critique vocal du gouvernement chinois. Cette condamnation marque une escalade significative dans la répression de la dissidence à Hong Kong sous la loi sur la sécurité nationale, qui a été promulguée par Pékin après des manifestations massives en 2019.
Lai, âgé de 78 ans, a été reconnu coupable à la fin de l'année dernière de collusion avec des forces étrangères et de conspiration pour publier des matériaux séditieux. Son affaire est notable car elle représente l'une des peines les plus sévères appliquées depuis l'entrée en vigueur de la loi. Lai a passé plus de cinq ans en détention, ayant déjà purgé une peine pour d'autres accusations, y compris la fraude liée à sa société de médias.
Lors de la condamnation, Lai a maintenu son innocence, ayant constamment nié les accusations portées contre lui. Le tribunal a décrit ses actions comme "sérieuses et graves", affirmant qu'il était impliqué dans des conspirations posant la "plus sérieuse" menace à la sécurité nationale. Les représentants légaux de Lai ont indiqué des projets de faire appel de la décision.
La famille de Lai et ses partisans ont exprimé une profonde inquiétude pour sa santé, craignant que la longue peine puisse effectivement servir de peine de mort en raison de son âge et de son état de santé dégradant. Son fils, Sebastien Lai, a décrit le verdict comme "dévastateur", soulignant le manque de justice à Hong Kong.
La réaction internationale a été rapide. Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk, a qualifié la peine d'infraction sévère à la liberté d'expression et a appelé à la libération immédiate de Lai pour des raisons humanitaires. Des organisations de défense des droits, y compris Human Rights Watch et Amnesty International, ont condamné la décision comme draconienne et indicative d'une diminution des libertés de la presse dans ce qui était autrefois considéré comme un bastion du journalisme en Asie.
De nombreux autres anciens membres du personnel d'Apple Daily et des activistes ont également été condamnés, démontrant les implications plus larges de la loi sur la sécurité nationale sur la dissidence et les libertés civiles. Les autorités de Hong Kong défendent leurs actions comme nécessaires pour maintenir la stabilité et la sécurité nationale dans la région.
Alors que la communauté internationale réagit, l'affaire de Lai symbolise des luttes plus larges pour la démocratie et la libre expression non seulement à Hong Kong mais aussi dans des contextes plus larges impliquant les droits de l'homme et le contrôle gouvernemental.

