Le 17 mars 2026, le président colombien Gustavo Petro a affirmé que 27 corps carbonisés avaient été trouvés près de la frontière de la Colombie avec l'Équateur, liant leur mort à un bombardement effectué par l'armée équatorienne. Petro a exprimé ses inquiétudes quant au fait que la violence récente n'est pas attribuée aux forces armées colombiennes ou à des groupes illégaux, mais plutôt à des actions menées depuis l'espace aérien équatorien.
Lors d'une réunion de cabinet, Petro a exprimé ses soupçons concernant une bombe larguée par l'armée équatorienne, déclarant : « L'explication n'est pas crédible », surtout après qu'une bombe non explosée a été découverte près de la maison d'une famille locale. Il a souligné la nécessité d'une enquête approfondie sur ces allégations.
Le président équatorien Daniel Noboa a rapidement réfuté les affirmations de Petro, affirmant que toutes les opérations militaires menées par l'Équateur se déroulent strictement à l'intérieur des frontières nationales. Il a mis en avant l'engagement de l'Équateur à lutter contre le narco-terrorisme et a affirmé que des groupes colombiens avaient infiltré l'Équateur en raison d'un contrôle frontalier inadéquat de Bogotá.
Les tensions ont récemment augmenté, en partie en raison d'une campagne militaire intensifiée contre le crime organisé en Équateur, soutenue par les États-Unis. Cette opération comprend des déploiements importants de troupes le long de la frontière commune pour faire face à la violence croissante associée aux cartels de la drogue.
Historiquement, la relation entre la Colombie et l'Équateur a été tendue, surtout après l'imposition récente par Noboa d'un tarif de 30 % sur les biens colombiens, invoquant des préoccupations de sécurité. La Colombie a riposté avec ses propres tarifs, ajoutant à la friction économique.
Les observateurs suggèrent que la détérioration de la situation reflète des problèmes plus larges concernant l'activité criminelle transfrontalière et l'efficacité des réponses militarisées au trafic de drogue. Malgré les actions militaires intensifiées de l'Équateur, la violence n'a pas diminué, le taux d'homicides du pays atteignant des niveaux alarmants ces dernières années.
La rhétorique entre les deux présidents met en lumière les dynamiques complexes de la sécurité régionale et souligne les défis rencontrés pour aborder la criminalité organisée transnationale de manière collaborative. Alors que les deux nations naviguent dans cette crise, le potentiel d'une escalade diplomatique reste une préoccupation significative, notamment avec les appels de Petro à une intervention américaine pour prévenir un conflit supplémentaire.

