La terre à travers la Somalie a appris le langage de l'attente. Les puits s'enfoncent, les champs pâlissent sous un soleil qui s'attarde trop longtemps, et le vent transporte plus de poussière que de promesse. Dans les villages et les villes, les matins commencent par des calculs — combien de temps marcher pour l'eau, quels animaux peuvent être épargnés, ce qui peut être reporté à un autre jour. La sécheresse, lorsqu'elle arrive, ne se manifeste pas bruyamment. Elle s'installe, patiente et persistante.
Face à cette tension silencieuse, le président Hassan Sheikh Mohamud a appelé à des efforts conjoints pour confronter la sécheresse qui s'aggrave, exhortant les institutions fédérales, les autorités régionales, les partenaires humanitaires et les communautés locales à agir en coordination étroite. Cette directive intervient alors que de grandes parties du pays font face à des pénuries d'eau et à une insécurité alimentaire croissantes, alimentées par des pluies erratiques et des saisons sèches prolongées qui sont devenues de plus en plus familières.
L'appel met l'accent sur la coopération plutôt que sur le commandement. Les agences nationales sont censées s'aligner sur les administrations étatiques, tandis que les organisations humanitaires sont encouragées à synchroniser leurs opérations de secours avec la planification gouvernementale. L'objectif est de garantir que l'approvisionnement en eau, l'assistance alimentaire et les services de santé atteignent les populations vulnérables avant que la sécheresse ne se renforce davantage. En Somalie, où la distance et l'insécurité peuvent transformer la logistique en obstacles, la coordination elle-même devient une forme de soulagement.
La sécheresse a longtemps façonné la vie somalienne, mais les années récentes ont mis à l'épreuve la résilience de manière plus aiguë. Les cycles de sécheresse passés ont déplacé des millions de personnes, mis à mal les moyens de subsistance pastoraux et exercé une pression sur des systèmes déjà fragiles. Cette fois, les responsables insistent sur la préparation — cartographier les zones à risque, pré-positionner les fournitures et accélérer les mécanismes de réponse précoce. L'accent est mis non seulement sur l'aide d'urgence, mais aussi sur la minimisation des déplacements et la protection des moyens de subsistance avant que les pertes ne deviennent irréversibles.
L'appel du président évoque également une responsabilité partagée. Le stress climatique ne respecte pas les frontières administratives, et la réponse ne peut pas non plus le faire. En exhortant à une action conjointe, le gouvernement signale une compréhension que la gestion de la sécheresse dépend autant de la gouvernance et de la confiance que des pluies. Les leaders locaux, les anciens et les réseaux communautaires restent des liens essentiels entre la politique et la pratique, traduisant les plans en actions sur le terrain.
Alors que la saison sèche se prolonge, le résultat sera mesuré dans des choses ordinaires : l'eau puisée, les animaux soutenus, les familles qui restent où elles sont. L'ordre d'action coordonnée ne convoque pas la pluie, mais cherche à stabiliser la réponse à son absence. Dans un pays habitué à l'endurance, l'espoir est que l'alignement — à travers les bureaux, les régions et les partenaires — puisse adoucir l'emprise silencieuse de la sécheresse avant qu'elle ne s'approfondisse davantage.
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Sources Reuters Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires ReliefWeb BBC News Union africaine

