Le 28 janvier 2026, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noel Barrot, a confirmé que la France soutiendrait l'inclusion du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) sur la liste des organisations terroristes de l'Union européenne. Cela marque un tournant crucial dans la politique française, qui avait précédemment exprimé des réticences par crainte qu'un tel mouvement ne rompe les liens diplomatiques avec l'Iran.
Barrot a déclaré : "La répression insupportable de l'insurrection pacifique du peuple iranien ne peut rester sans réponse." Ses remarques font suite aux événements catastrophiques en Iran, où une répression meurtrière contre les manifestations antigouvernementales aurait entraîné des milliers de morts et d'arrestations.
L'UE devrait officialiser cette désignation lorsque les ministres des Affaires étrangères se réuniront à Bruxelles, Barrot indiquant que l'Italie et l'Allemagne sont également d'accord, ce qui augmente la probabilité d'une approbation unanime parmi les 27 États membres de l'UE. Le CGRI, établi après la Révolution islamique de 1979 en Iran, détient une influence considérable, contrôlant divers secteurs de l'économie et de l'armée.
Bien que certains États de l'UE aient précédemment résisté à cette désignation, la gravité de la répression en Iran — et le rôle joué par le CGRI — a modifié les calculs. L'UE avait déjà imposé des sanctions à l'Iran pour violations des droits de l'homme, mais cette nouvelle désignation activerait d'autres mesures financières et diplomatiques contre le CGRI.
Le changement de position de la France souligne une détermination européenne croissante à répondre aux actions agressives de l'Iran tant sur le plan national qu'international. Ce mouvement s'aligne sur des mesures similaires prises par les États-Unis, le Canada et l'Australie, qui ont tous désigné le CGRI comme organisation terroriste.
Alors que la pression internationale sur l'Iran augmente, l'avenir semble semé d'embûches, notamment en ce qui concerne les relations diplomatiques et le traitement des citoyens européens détenus dans les prisons iraniennes. Les enjeux sont plus élevés que jamais, alors que les gouvernements européens équilibrent désormais leurs réponses dans le contexte d'un régime iranien de plus en plus volatile.

