L'ancien président philippin Rodrigo Duterte fait face à un nouvel examen juridique après que les autorités ont publiquement nommé plusieurs alliés éminents comme des "co-auteurs" présumés dans le cadre des enquêtes sur la campagne anti-drogue de son administration.
Parmi ceux identifiés figurent le sénateur Ronald dela Rosa, le sénateur Christopher Go et l'ancien secrétaire à la Justice Vitaliano Aguirre II, ainsi que cinq autres anciens responsables. Cette désignation a émergé dans des dépôts liés à une enquête plus large examinant la responsabilité criminelle potentielle liée à des milliers de décès survenus durant la soi-disant "guerre contre la drogue".
Ce développement juridique fait partie des procédures en cours devant la Cour pénale internationale, qui a examiné des allégations selon lesquelles la campagne anti-drogue pourrait constituer des crimes contre l'humanité. Les enquêteurs évaluent si des responsables de haut niveau ont joué des rôles directs ou indirects dans des politiques ou des opérations ayant conduit à des exécutions extrajudiciaires.
Duterte a défendu à plusieurs reprises sa campagne comme une mesure nécessaire pour lutter contre les narcotiques et maintenir l'ordre public. Ses alliés soutiennent également que les actions des forces de l'ordre ont été menées dans les limites légales et visaient des éléments criminels. Ils ont critiqué l'enquête comme étant motivée politiquement et ont remis en question la juridiction de la cour après que Manille se soit officiellement retirée de la CPI en 2019.
Cependant, les groupes de défense des droits de l'homme affirment que le fait de nommer des co-auteurs présumés signale une portée croissante de la responsabilité. Ils soutiennent que la responsabilité des opérations controversées s'étend au-delà des policiers de première ligne aux décideurs et aux hauts responsables qui ont façonné la stratégie et la rhétorique.
L'affaire a des implications politiques significatives aux Philippines, où Duterte conserve un fort soutien dans certaines parties de l'électorat. Toute escalade des procédures pourrait résonner à travers le paysage politique du pays, influençant les alliances et le débat public avant les élections futures.
Pour l'instant, l'identification de figures supplémentaires ne signifie pas condamnation, mais souligne la gravité de l'enquête. Alors que les processus juridiques se poursuivent, la question qui se pose à la nation n'est pas seulement celle de la responsabilité individuelle, mais de la manière dont l'histoire jugera l'un des chapitres les plus polarisants de la gouvernance moderne aux Philippines.
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Sources
Reuters Associated Press Philippine Daily Inquirer Rappler

