Il y a une vérité silencieuse dans les choses que nous laissons derrière nous. Dans les villes où la vie bourdonne à travers des rues étroites et le long de larges autoroutes, les déchets s'accumulent patiemment, souvent inaperçus, comme une ombre projetée par le progrès lui-même. Des sacs plastiques pris dans le vent, des décharges s'élevant aux abords des villes, des voies navigables portant le poids de ce qui était autrefois utile—ce ne sont pas seulement des vestiges de la consommation, mais des réflexions sur la façon dont les sociétés grandissent, construisent et avancent. Au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, cette accumulation silencieuse a commencé à parler plus fort.
La Banque mondiale a récemment attiré l'attention sur le poids économique et environnemental de cette réalité, estimant que la mauvaise gestion des déchets dans la région MENA coûte environ 7,2 milliards USD chaque année. Ce chiffre ne se limite pas à une préoccupation comptable ; il résonne à travers les systèmes de santé publique, les budgets municipaux tendus, les terres dégradées et les opportunités économiques manquées. À mesure que les populations s'accroissent et que les centres urbains deviennent plus denses, le volume des déchets augmente régulièrement, tandis que les systèmes conçus pour les gérer peinent souvent à suivre.
Une grande partie des déchets de la région finit encore son parcours dans des décharges à ciel ouvert ou des décharges mal gérées, où les dommages environnementaux se déroulent silencieusement au fil du temps. Les émissions de méthane s'infiltrent dans l'air, les plastiques se fragmentent dans le sol et l'eau, et des matériaux précieux sont perdus plutôt que récupérés. L'analyse de la Banque mondiale suggère que cette approche linéaire—produire, consommer, jeter—a atteint ses limites pratiques et économiques, en particulier dans une région déjà confrontée à la rareté de l'eau, au stress climatique et aux pressions fiscales.
Dans ce contexte, l'idée d'une économie circulaire émerge non pas comme une réinvention radicale, mais comme une réflexion patiente sur la valeur. Dans un modèle circulaire, les déchets deviennent une ressource plutôt qu'une fin. Les matériaux organiques peuvent retourner au sol, les recyclables peuvent réintégrer les chaînes de production, et des emplois peuvent se développer autour de la collecte, du tri et de la réutilisation. Pour les pays de la MENA, ce changement porte la promesse de réduire les coûts, de diminuer les émissions et de créer de nouvelles voies économiques, en particulier pour les jeunes populations en quête d'emploi.
La Banque mondiale note que, bien que certains pays de la région aient commencé à expérimenter des programmes de recyclage et des projets de valorisation énergétique, les progrès restent inégaux. Les lacunes en matière d'infrastructure, de réglementation et de financement continuent de limiter l'échelle et l'efficacité. Les travailleurs informels des déchets, qui jouent déjà un rôle silencieux mais vital dans le recyclage, opèrent souvent sans protection ni reconnaissance, malgré leur contribution à la récupération des ressources.
Ce qui rend ce moment notable, ce n'est pas seulement l'avertissement lui-même, mais le timing. Alors que les gouvernements de la région poursuivent la diversification, les engagements climatiques et la modernisation urbaine, la gestion des déchets se situe à l'intersection des trois. L'aborder de manière réfléchie pourrait alléger la pression environnementale tout en débloquant une valeur économique qui disparaît actuellement dans les décharges.
En ce sens, l'appel de la Banque mondiale est moins une alarme qu'une invitation—à voir les déchets non pas comme un fardeau inévitable, mais comme un signal pointant vers des systèmes plus résilients. Le défi ne réside pas dans l'absence de solutions, mais dans l'alignement des politiques, des investissements et du comportement public vers une compréhension partagée de ce que la circularité peut offrir.
Clôture (Gentle Straight News) La Banque mondiale a averti que les pratiques inefficaces de gestion des déchets au Moyen-Orient et en Afrique du Nord coûtent à la région environ 7,2 milliards USD par an. L'institution a exhorté les gouvernements à accélérer la transition vers des modèles d'économie circulaire, soulignant les avantages potentiels, notamment des économies de coûts, une réduction de l'impact environnemental et la création d'emplois. Les responsables notent que des améliorations dans les cadres politiques, les investissements en infrastructure et la coopération régionale seront essentielles pour faire progresser la gestion durable des déchets dans toute la région.
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Sources crédibles identifiées : Banque mondiale Reuters Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) Arab News Brookings Institution

