WASHINGTON, D.C. — Dans une escalade significative de la "guerre froide" dans le secteur technologique, le Département d'État des États-Unis a émis une directive mondiale à ses postes diplomatiques et consulaires, ordonnant une campagne mondiale pour exposer le vol présumé de propriété intellectuelle à grande échelle par des entreprises chinoises d'intelligence artificielle.
Un câble diplomatique daté du vendredi 24 avril 2026 identifie plusieurs entités chinoises de premier plan — notamment la startup d'IA DeepSeek, ainsi que Moonshot AI et MiniMax — comme des acteurs centraux dans une campagne systématique pour "extraire et distiller" des modèles d'IA américains propriétaires.
Au cœur de l'avertissement se trouve une technique connue sous le nom de distillation de modèle. Ce processus implique de former des modèles d'IA plus petits et moins chers en utilisant les résultats de systèmes plus grands et plus sophistiqués, comme ceux développés par OpenAI ou Anthropic.
Selon le câble, ces "campagnes de distillation sournoises" permettent à des acteurs étrangers de reproduire les capacités fondamentales des modèles de pointe américains à une fraction du coût. Plus alarmant encore, le Département d'État avertit que ces modèles distillés :
En supprimant les protections contre la création d'armes biologiques et les cyberattaques, ces actions dépouillent des protocoles de sécurité critiques. De plus, elles sapent la neutralité en annulant les mécanismes qui garantissent que les modèles d'IA restent idéologiquement objectifs et en quête de vérité.
Les diplomates américains ont été instruits d'engager immédiatement leurs homologues étrangers pour les avertir des risques liés à l'utilisation de ces modèles développés en Chine. La directive mentionne également qu'un "démarche" formel — une protestation diplomatique de haut niveau — a été envoyée directement à Pékin.
Cette initiative fait suite à des rapports provenant de laboratoires américains, y compris OpenAI, qui ont alerté les législateurs que DeepSeek utilisait des "méthodes obscures" pour contourner les protections et extraire des données pour sa propre formation. Anthropic a en outre allégué que des laboratoires chinois avaient généré plus de 16 millions d'échanges avec son IA "Claude" en utilisant environ 24 000 comptes frauduleux pour extraire illicitement des capacités.
Le timing de l'alerte est particulièrement sensible, survenant quelques semaines avant un sommet prévu à Pékin entre le président Donald Trump et le président Xi Jinping. Bien qu'un apaisement négocié en octobre dernier ait temporairement abaissé les tensions, ces accusations de vol à "échelle industrielle" menacent de briser cette paix fragile.
L'ambassade de Chine à Washington a rejeté les allégations comme étant "de la pure calomnie" et "des accusations sans fondement". Dans une déclaration, le porte-parole de l'ambassade, Liu Pengyu, a affirmé que la Chine attache "une grande importance à la protection des droits de propriété intellectuelle" et a décrit la démarche américaine comme une tentative délibérée de supprimer le progrès technologique de la Chine.
Malgré la tempête diplomatique, DeepSeek a poursuivi son expansion agressive vendredi, lançant un aperçu de son modèle V4 — optimisé spécifiquement pour la technologie de puce Huawei — signalant la détermination de la Chine à atteindre l'autonomie en IA malgré le resserrement des contrôles à l'exportation américains et la pression diplomatique.
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