Malgré des signes de reprise économique et l'amélioration des salaires, la Grèce se classe parmi les pays les plus pauvres d'Europe, avec des taux alarmants de pauvreté au travail. Selon les données d'Eurostat, 10,7 % des travailleurs grecs sont à risque de pauvreté, ce qui en fait le cinquième pays le plus élevé de l'UE, juste derrière des pays comme le Luxembourg et la Bulgarie. Cette situation est particulièrement grave parmi les travailleurs masculins, où environ 13 % sont à risque.
Le rapport souligne une profonde contradiction entre les indicateurs économiques et la vie quotidienne des travailleurs. Alors que la Grèce a vu son niveau de revenu disponible chuter de 25,8 % entre 2010 et 2024—bien plus que la moyenne de l'UE qui a augmenté de 20,4 %—les salaires moyens semblent avoir augmenté. Pourtant, ils ne suivent pas le rythme des coûts de la vie en forte hausse, entraînant une baisse du pouvoir d'achat.
Ce problème persistant laisse de nombreux Grecs se sentir piégés dans un cycle de pauvreté malgré leur emploi. Les travailleurs pauvres font face à une grave privation matérielle, avec 29,3 % des travailleurs incapables de se permettre des dépenses hebdomadaires de base, ce qui représente le ratio le plus élevé de l'UE. Les récentes améliorations des salaires sont éclipsées par le fait que les salaires réels ont chuté d'environ 10 % entre 2021 et 2023 en raison de l'inflation.
La combinaison d'une croissance économique stagnante pour la population au sens large et d'une augmentation des coûts de la vie signifie que de nombreuses familles ont du mal à joindre les deux bouts. Cela met en évidence que l'emploi ne garantit pas la sécurité économique en Grèce, soulignant encore davantage la nécessité de politiques de travail et sociales solides pour remédier à ces inégalités.
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