Le 4 avril 2026, Péter Magyar, leader du parti Tisza, a promis d'introduire un amendement constitutionnel qui limiterait les Premiers ministres en Hongrie à deux mandats consécutifs. Cette initiative est présentée comme une protection contre la consolidation potentielle du pouvoir, illustrée par l'actuel Premier ministre Viktor Orbán, qui est au pouvoir depuis 2010.
L'annonce intervient quelques jours avant les élections parlementaires prévues pour le 12 avril 2026, où Tisza est actuellement en tête des sondages face au parti Fidesz au pouvoir d'Orbán. Avec le mécontentement public croissant face aux conditions économiques et à la corruption gouvernementale, l'amendement proposé vise à promouvoir la gouvernance démocratique et à établir des contrôles sur l'autorité exécutive.
Magyar a soutenu qu'une telle limite garantirait un renouvellement du leadership et améliorerait la responsabilité démocratique, comparant la situation de la Hongrie sous Fidesz à un "régime hybride d'autocratie électorale". Il a déclaré que permettre à un Premier ministre d'accéder indéfiniment au plus haut bureau risque de saper les fondements démocratiques.
La réception publique de la proposition d'amendement a été mitigée, certains citoyens exprimant des doutes quant à sa faisabilité compte tenu du contrôle historique de Fidesz sur les processus parlementaires. Les critiques de Tisza ont souligné que leur montée rapide en popularité pourrait également soulever des questions sur leur propre engagement envers les valeurs démocratiques s'ils accédaient au pouvoir.
L'effet d'un tel changement constitutionnel signifierait qu'Orbán, qui a déjà exercé plusieurs mandats, serait effectivement interdit de revenir à toute position de pouvoir future, si Tisza remportait les élections. Ce potentiel changement dans le paysage politique hongrois représente un moment décisif pour le pays, où le conflit entre la gouvernance illibérale d'Orbán et la quête de réformes démocratiques atteint un seuil crucial.
À l'approche des élections, les observateurs suivent de près la dynamique électorale et les implications de cet amendement proposé sur la gouvernance future de la Hongrie.

