Le 5 avril 2026, le Premier ministre hongrois Viktor Orban a révélé des nouvelles alarmantes concernant un complot présumé visant à faire sauter un pipeline de gaz qui transporte du gaz russe en Hongrie. Cette découverte, faite par les autorités serbes près du village de Tresnjevac, a poussé Orban à convoquer une réunion d'urgence de son Conseil national de défense.
La situation s'est déroulée quelques jours avant les élections en Hongrie, prévues le 12 avril, où le parti Fidesz au pouvoir d'Orban est en retard dans les sondages. La découverte consistait en deux sacs à dos remplis d'explosifs et de détonateurs, trouvés à environ 20 kilomètres du point où le pipeline TurkStream entre en Hongrie.
La conviction d'Orban concernant un complot émerge alors que le leader de l'opposition, Péter Magyar, l'a accusé de "créer la panique" et d'orchestrer des incidents avec des "conseillers russes" pour draper son parti d'un manteau de sympathie. Des experts en sécurité ont laissé entendre qu'il pourrait s'agir d'une opération sous faux drapeau visant potentiellement à modifier le paysage électoral en faveur d'Orban.
Le président serbe Aleksandar Vucic a rapporté la découverte explosive à Orban, déclarant : "Nos unités ont trouvé un explosif d'une puissance dévastatrice," et a promis de le tenir informé de l'enquête en cours.
Balint Pasztor, un allié éminent d'Orban, a affirmé que si l'enquête révélait que les lignes d'approvisionnement de la Hongrie étaient ciblées plutôt que le pipeline lui-même, cela clarifierait que l'attaque visait à saper le leadership d'Orban.
Le Fidesz a adopté une position ferme contre l'Ukraine, présentant l'hostilité envers le pays comme un pilier de leur campagne. Lors des rassemblements, Orban a souligné que les bas prix des carburants en Hongrie sont liés à l'huile et au gaz russes abordables, en insistant sur le fait que ces approvisionnements proviennent de pipelines en provenance d'Ukraine et des Balkans.
À la lumière de ces tensions, le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, a indiqué que la menace pesant sur l'approvisionnement énergétique de la Hongrie est réelle. Il a noté que l'incident s'inscrit dans une série d'attaques ukrainiennes présumées contre l'infrastructure énergétique de la Hongrie, y compris un blocus pétrolier et des frappes de drones ciblant des pipelines.
L'opposition a soulevé des soupçons concernant les motivations derrière cet incident, suggérant que si le gouvernement d'Orban tente d'exploiter la situation à des fins électorales, cela signifierait un acte délibéré de manipulation de la peur publique.
Alors que l'enquête se poursuit, les implications de ces développements seront étroitement examinées, surtout alors que l'avenir électoral de la Hongrie est en jeu. L'incident souligne la relation complexe entre la géopolitique et la politique intérieure à un moment crucial pour la nation.

