LA HAYE, Pays-Bas — Lors du Jour 2 de l'audience de confirmation des charges de la Cour pénale internationale (CPI) contre l'ancien président philippin Rodrigo Duterte, le mardi 24 février 2026, les procureurs et les représentants légaux des victimes ont continué à présenter des arguments et des preuves devant la cour avant une décision judiciaire clé sur la question de savoir si l'affaire devait être portée en procès.
L'audience — qui fait partie d'un processus de quatre jours prévu jusqu'au 27 février — se concentre sur la question de savoir s'il existe des motifs substantiels de croire que des crimes contre l'humanité ont été commis pendant le mandat de Duterte, en particulier en lien avec la soi-disant guerre contre la drogue dans le pays. Les procédures ne constituent pas un procès et ne déterminent pas la culpabilité ou l'innocence, mais évaluent la force des preuves soumises par l'accusation.
Les procureurs ont repris leur présentation sur le fond, détaillant les preuves liées à plusieurs incidents présumés impliquant des meurtres et des tentatives de meurtre dans le cadre de la campagne anti-drogue de Duterte. La première partie de la présentation de mardi a abordé le Chef d'accusation 2, qui concerne 14 victimes classées comme "cibles de haute valeur", suivie de preuves liées au Chef d'accusation 3, couvrant 45 victimes de meurtres et de tentatives de meurtre présumés.
Après les arguments du procureur, des représentants légaux communs pour les victimes ont pris la parole pour compléter le dossier de l'accusation en mettant en avant les histoires personnelles et les impacts sur les familles de ceux tués ou blessés lors des opérations anti-drogue. Leurs soumissions visent à souligner le coût humain des crimes présumés et à renforcer les preuves pour la confirmation.
Duterte, qui est en détention à la CPI à La Haye, n'est pas présent dans la salle d'audience. Les juges ont précédemment accordé une demande de la défense pour renoncer à sa présence physique à l'audience, permettant aux procédures de se poursuivre avec son équipe juridique le représentant par défaut.
Dehors de la salle d'audience, des proches des victimes et leurs soutiens se sont rassemblés pour suivre la couverture en direct de l'audience, reflétant l'importance émotionnelle et politique continue de l'affaire aux Philippines et au-delà.
L'audience de confirmation des charges se poursuivra les 26 et 27 février. Après sa conclusion, la Chambre préliminaire de la CPI disposera de 60 jours pour rendre une décision écrite sur la question de savoir si une ou plusieurs charges doivent être confirmées et si l'affaire doit être renvoyée en procès.

