Le 6 mars 2026, la ministre des Affaires étrangères d'Islande, Þórgerður Katrín Gunnarsdóttir, a confirmé des plans pour un référendum national afin d'examiner la poursuite des négociations concernant l'adhésion à l'UE. La question du référendum sera : "Les négociations sur l'adhésion de l'Islande à l'Union européenne doivent-elles se poursuivre ?" Les citoyens auront la possibilité de répondre par 'Oui' ou 'Non'.
Cette décision intervient après que l'Islande a demandé son adhésion à l'UE en 2009, peu après avoir connu une grave crise financière. Les discussions d'adhésion ont commencé en 2010 mais ont été suspendues en 2013 suite à des élections parlementaires qui ont entraîné un changement dans le paysage politique. Le gouvernement de l'époque a décidé de mettre fin aux discussions, les terminant officiellement en 2015.
La Première ministre Kristrún Frostadóttir a déclaré que le climat économique et national actuel soutient la réévaluation de la question, soulignant que "le moment est maintenant venu de poser cette question au peuple islandais." Elle a mentionné que les conditions stratégiques et économiques de l'Islande ont changé depuis les dernières négociations, indiquant une nouvelle disposition pour les discussions.
Le gouvernement de coalition a exprimé son engagement à préserver la souveraineté de l'Islande, en particulier sur des questions vitales comme la pêche, qui reste un sujet de discorde. La Première ministre a rassuré que toute négociation donnerait la priorité au contrôle islandais sur ses ressources, en particulier en matière de politique de pêche.
Un sondage d'opinion réalisé en février dernier a suggéré que les Islandais sont divisés sur le sujet, mettant en évidence un sentiment mitigé concernant une éventuelle adhésion à l'UE. Certains citoyens craignent de céder le contrôle à un organe supranational, tandis que d'autres voient des avantages dans une stabilité économique et sociale accrue liée à l'adhésion à l'UE.
À l'approche du référendum, le gouvernement islandais vise non seulement à évaluer l'opinion publique mais aussi à aborder les préoccupations concernant les avantages économiques et de sécurité potentiels d'une éventuelle adhésion à l'UE dans un paysage mondial en mutation, marqué par des changements géopolitiques et des incertitudes économiques.

