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En l'absence de l'Amérique : Réflexions sur un monde apprenant à abandonner les combustibles fossiles

Environ 60 nations se sont réunies en Colombie pour planifier une transition loin des combustibles fossiles, signalant l'urgence d'une action climatique malgré l'absence des États-Unis et d'autres grands émetteurs.

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Edward

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En l'absence de l'Amérique : Réflexions sur un monde apprenant à abandonner les combustibles fossiles

La mer à Santa Marta a sa propre mémoire.

Elle arrive en plis bleus lents contre le rivage caribéen, touchant les vieilles pierres de la côte nord de la Colombie avant de se retirer à nouveau, comme si elle répétait le rythme patient du changement. Les feuilles de palmier se plient dans le vent chaud. Le soleil s'attarde plus longtemps ici, lourd et brillant. Et sous cette luminosité, dans les halls d'hôtel et les salles de conférence, le monde s'est réuni pour discuter du lent déclin d'une autre marée—l'ère du charbon, du pétrole et du gaz.

Il y a quelque chose de silencieusement symbolique dans ce cadre.

Santa Marta, l'une des plus anciennes villes d'Amérique du Sud, se tient depuis longtemps entre des histoires : entre montagnes et mer, entre commerce et empire, entre extraction et survie. Cette semaine, elle se tient entre deux futurs. Des délégués d'environ 60 pays sont arrivés pour la première grande conférence internationale dédiée spécifiquement à la transition loin des combustibles fossiles—un rassemblement façonné non seulement par le cérémonial, mais par la frustration.

Depuis des années, les négociations climatiques tournent en rond.

Lors des sommets climatiques mondiaux, des mots comme "transition", "zéro net", et "atténuation" ont flotté à travers les salles plénières et dans les communiqués, souvent adoucis par des compromis. Lors de la COP30 de l'année dernière, les efforts pour établir une feuille de route formelle pour l'abandon des combustibles fossiles auraient apparemment échoué sous la résistance des grandes nations productrices de pétrole. Le résultat était familier : un consensus dilué, une décision retardée, une autre année perdue dans le débat.

À Santa Marta, le ton est différent.

Co-organisée par la Colombie et les Pays-Bas, la conférence cherche à aller au-delà des promesses générales et vers des plans pratiques. Des ministres, des scientifiques, des leaders autochtones, des syndicats, des groupes de la société civile et des représentants d'entreprises sont attendus pour discuter des feuilles de route nationales, des stratégies de transition juste, des réformes des subventions et des moyens de protéger les travailleurs et les communautés alors que les économies évoluent. Un nouveau panel international d'experts scientifiques et économiques est également attendu pour offrir des conseils sur la gestion de la transition.

Le langage ici est plus direct.

Pas "réduire les émissions", mais abandonner les combustibles fossiles.

Pas "éventuellement", mais commencer maintenant.

Et pourtant, l'absence peut façonner une pièce autant que la présence.

Les États-Unis ne sont pas présents.

Ni la Chine ni l'Inde—trois des plus grands consommateurs d'énergie au monde et parmi les acteurs les plus influents dans toute transition énergétique mondiale. L'absence de l'Amérique semble particulièrement notable. Autrefois un architecte central de la diplomatie climatique, Washington se retrouve maintenant en dehors d'une coalition cherchant à accélérer un processus qu'il a autrefois publiquement soutenu. Les organisateurs et les observateurs ont qualifié le sommet de "coalition des volontaires", un effort pour avancer même sans accord unanime.

Pourtant, ceux qui sont présents portent un poids considérable.

Les pays représentés représentent une part significative du PIB mondial, de la population et de la production de combustibles fossiles. Parmi eux se trouvent à la fois des nations insulaires vulnérables au climat et des producteurs majeurs tels que le Brésil, le Canada, l'Australie, le Nigeria et la Norvège—des États dont les économies restent liées, à divers degrés, aux combustibles mêmes en discussion.

C'est ici que la conversation devient compliquée.

Abandonner les combustibles fossiles ne signifie pas seulement fermer des puits et des mines. C'est redessiner les marchés du travail, réécrire les balances commerciales, repenser les subventions et confronter la politique de l'accessibilité et de la sécurité énergétique. Les turbulences récentes sur les marchés pétroliers mondiaux—exacerbées par les tensions autour du détroit d'Hormuz et une instabilité régionale plus large—ont rappelé au monde à quel point la dépendance est profonde.

Pour certaines nations, la transition est une nécessité environnementale.

Pour d'autres, c'est un risque économique.

Pour beaucoup, c'est les deux.

Et pourtant, la science avance sans pause. Les températures en hausse, les sécheresses aggravées, les tempêtes plus fortes et des saisons plus volatiles continuent de transformer les prévisions climatiques en réalité vécue. Dans des endroits déjà vulnérables, le retard n'est plus abstrait.

Ainsi, à Santa Marta, au milieu des discours et des documents politiques, il y a un courant sous-jacent d'urgence.

La conférence ne devrait pas produire un traité mondial contraignant. Il n'y aura peut-être pas de déclaration finale dramatique qui change les marchés du jour au lendemain. Mais peut-être que ce n'est pas le but. Parfois, l'histoire commence non pas par des signatures, mais par un alignement—des pays décidant, ensemble, de nommer la direction du voyage.

Dehors, la marée caribéenne continue son travail patient.

Elle entre, puis sort. Encore et encore.

Et peut-être que c'est l'image que ce moment offre : le changement non pas comme une seule vague, mais comme répétition, pression et persistance—jusqu'à ce que même la pierre commence à céder.

À Santa Marta, soixante nations essaient d'imaginer cet avenir à voix haute.

Que le monde suive peut dépendre autant de ceux qui sont absents que de ceux qui sont présents.

Avertissement sur les images AI Les illustrations ont été créées à l'aide d'outils d'IA et ne sont pas de vraies photographies, mais des représentations visuelles conceptuelles.

Sources Reuters The Guardian Institut international pour le développement durable Actualités sur le changement climatique Forbes

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