Le 15 février 2026, des responsables iraniens ont annoncé la volonté du pays de négocier des termes pouvant inclure l'énergie, l'exploitation minière et les achats d'avions lors des discussions en cours avec les États-Unis. Cette annonce intervient alors que les deux pays se préparent pour un deuxième tour de pourparlers prévu à Genève le 17 février, où la résolution du programme nucléaire de l'Iran sera un point central.
Le directeur adjoint de la diplomatie économique du ministère iranien des Affaires étrangères, Hamid Ghanbari, a déclaré que pour qu'un accord soit durable, il est crucial que les États-Unis bénéficient économiquement des négociations. "Les intérêts communs dans les domaines du pétrole et du gaz, les investissements miniers conjoints et les achats d'avions sont inclus dans les négociations," a déclaré Ghanbari. Il a souligné que l'accord nucléaire de 2015 n'avait pas réussi à garantir des bénéfices économiques adéquats pour les États-Unis.
Depuis le retrait des États-Unis de l'accord nucléaire de 2015 en 2018 sous la présidence de Donald Trump, l'Iran a été confronté à une série de sanctions économiques strictes qui ont gravement affecté son économie et ses exportations de pétrole. Les États-Unis ont de plus en plus cherché à limiter ces exportations, en particulier celles vers la Chine, qui représente plus de 80 % des ventes de pétrole de l'Iran. Toute réduction significative de ce commerce aurait un impact considérable sur les revenus de l'Iran.
Dans un ton conciliant, des responsables iraniens ont laissé entendre qu'ils étaient prêts à faire des compromis sur certains aspects de leur programme nucléaire, y compris la modification potentielle de leurs stratégies d'enrichissement de l'uranium. Cependant, ils ont fermement réitéré que l'arrêt complet de l'enrichissement de l'uranium était hors de question, reflétant une contention profondément enracinée dans les négociations passées.
Les discussions actuelles diffèrent des formats multilatéraux précédents, se concentrant exclusivement sur des négociations directes entre l'Iran et les États-Unis, facilitées par Oman en tant que médiateur. Ces prochains pourparlers représentent un effort renouvelé pour éviter toute escalade militaire et trouver une solution diplomatique, dans un contexte de tensions croissantes dans la région.
Des responsables américains ont exprimé leur disposition à une réponse militaire si les efforts diplomatiques échouent, augmentant l'urgence pour les deux parties d'atteindre un consensus qui répond à leurs préoccupations et aspirations respectives.

