TÉHÉRAN — L'Iran aurait lancé une vague de drones-suicides Arash-2 à longue portée vers des infrastructures énergétiques dans le nord d'Israël, y compris des installations dans la ville portuaire stratégique de Haïfa, dans ce que Téhéran a décrit comme une riposte aux frappes récentes sur des sites pétroliers et militaires iraniens.
Selon des rapports liés à l'État iranien, les drones visaient des raffineries de pétrole et des installations de stockage de carburant près de Haïfa, l'un des principaux pôles énergétiques et industriels d'Israël. Des déclarations militaires iraniennes ont indiqué que la frappe ciblait des installations associées à la chaîne d'approvisionnement énergétique du pays, bien qu'une confirmation indépendante des dommages ou du succès de l'attaque ne soit pas immédiatement disponible.
Les autorités israéliennes ont déclaré que les systèmes de défense aérienne avaient été activés après que des menaces aériennes ont été détectées approchant de la région nord. Les résidents ont rapporté avoir entendu des explosions d'interception dans le ciel au-dessus de la zone côtière alors que les systèmes de défense tentaient de neutraliser les drones entrants. Les responsables n'ont pas encore publié de détails complets sur le fait que des drones aient atteint leurs cibles ou causé des dommages significatifs.
Les drones utilisés dans l'attaque seraient des drones Arash 2, des munitions volantes à longue portée conçues pour frapper des cibles jusqu'à 2 000 kilomètres de distance tout en transportant une grande charge explosive. Le système a été développé par l'armée iranienne spécifiquement pour des frappes à longue distance et a été précédemment décrit par des commandants iraniens comme capable d'atteindre des villes telles que Haïfa et Tel Aviv.
La frappe signalée intervient dans le cadre d'une confrontation régionale élargie impliquant l'Iran, Israël et des forces alliées à travers le Moyen-Orient. Les infrastructures énergétiques sont de plus en plus devenues un point focal du conflit, les raffineries de pétrole, les installations gazières, les pipelines et les terminaux d'exportation à travers la région faisant face à des attaques ou des fermetures. Les analystes avertissent que des frappes continues sur de telles infrastructures pourraient perturber les approvisionnements énergétiques mondiaux et entraîner une volatilité accrue sur les marchés pétroliers.
Les analystes militaires affirment que cibler Haïfa représenterait une escalade significative car la ville abrite d'importantes raffineries de pétrole, des terminaux d'expédition et des sites de stockage d'énergie qui jouent un rôle clé dans l'industrie pétrolière et pétrochimique d'Israël. Toute frappe réussie sur ces installations pourrait perturber les flux énergétiques régionaux et déclencher des impacts économiques plus larges.
Les responsables israéliens ont juré que toute attaque iranienne directe sur des infrastructures critiques sera accueillie par une forte réponse. Pendant ce temps, les gouvernements régionaux et les observateurs internationaux appellent à la retenue alors que la confrontation continue de s'étendre sur plusieurs fronts, suscitant des craintes d'une guerre plus large au Moyen-Orient.

