Depuis le 8 janvier 2026, l'Iran est soumis à un blackout Internet sans précédent alors que les autorités imposent des contrôles stricts sur les télécommunications pour étouffer les manifestations qui ont éclaté fin décembre. Ce blackout, qui a entraîné une déconnexion quasi totale des plateformes en ligne mondiales, a été condamné par des organisations de défense des droits humains et des activistes qui soutiennent que cette action est une tentative délibérée de dissimuler la violence d'État contre les manifestants.
Le gouvernement iranien a déclaré que les blackouts étaient nécessaires pour maintenir l'ordre et réprimer les troubles. Cependant, des rapports indiquent que ces mesures visent principalement à limiter le flux d'informations concernant les répressions violentes de la dissidence. Selon Amnesty International, le blackout entrave effectivement la documentation des abus des droits humains, y compris les meurtres illégaux par les forces de sécurité, alors que l'accès aux réseaux sociaux et aux mises à jour d'actualités en temps réel est sévèrement restreint.
Le coût économique du blackout a été stupéfiant, avec des estimations suggérant des pertes allant jusqu'à 80 millions de dollars par jour en raison de l'arrêt du commerce en ligne. Les entreprises ont signalé une chute de 80 % de leurs ventes en ligne, et la volatilité des marchés financiers iraniens a entraîné de lourdes pertes pour les investisseurs. La Bourse de Téhéran a connu des baisses marquées alors que les problèmes de connectivité entravent les activités du marché.
Les experts notent que le régime iranien recourt fréquemment aux coupures d'Internet lors de périodes de troubles sociaux. Cette tactique a été utilisée précédemment lors des manifestations de 2019, où un blackout similaire a permis au gouvernement de réprimer la dissidence en obstruant la communication entre les activistes et entre les manifestants et le monde extérieur.
Alors que le blackout s'étend dans son troisième mois, les appels à l'action internationale se multiplient. Les activistes et les organisations exhortent la communauté mondiale à sensibiliser et à faire pression sur le gouvernement iranien pour rétablir l'accès à Internet. Ils soutiennent que la communication sans entrave est un droit humain fondamental, surtout en période de crise.
Le blackout sert de rappel poignant des longueurs auxquelles les régimes autoritaires sont prêts à aller pour maintenir le contrôle et du besoin pressant de solidarité et d'action de la part de la communauté internationale en soutien à ceux qui luttent contre l'oppression en Iran. Alors que la situation évolue, les impacts à long terme de cette censure sur la société et l'économie demeurent une préoccupation critique pour les observateurs du monde entier.
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