Le général de brigade Ahmadreza Radan, le chef de la police nationale d'Iran, a fait la une des journaux avec une proclamation sévère selon laquelle quiconque manifeste en soutien aux adversaires du régime sera traité comme un ennemi de l'État. Cette déclaration a été faite lors d'une allocution télévisée, avertissant que les forces de sécurité sont en alerte maximale, avec leurs "doigts sur la gâchette", prêtes à agir contre les dissidents.
"Si quelqu'un se manifeste en ligne avec les souhaits de l'ennemi," a déclaré Radan, "nous ne les considérerons plus simplement comme des manifestants mais comme des ennemis." Ses commentaires interviennent à un moment où les tensions continuent d'escalader en Iran au milieu d'un mécontentement civil persistant et de conflits militaires étrangers.
L'avertissement est enraciné dans les récentes manifestations anti-gouvernementales qui ont éclaté en Iran, déclenchées par un mécontentement généralisé envers le régime, en particulier concernant les difficultés économiques et l'impact des sanctions internationales. La répression du gouvernement en janvier avait déjà été marquée par une violence significative, les autorités iraniennes admettant plus de 3 000 décès durant les troubles. Cependant, l'Agence de presse des activistes des droits de l'homme (HRANA) a documenté plus de 7 000 meurtres, soulignant le lourd tribut payé par les manifestants.
La réponse du régime iranien à la dissidence est devenue de plus en plus agressive, intensifiant les craintes parmi les activistes et les groupes d'opposition d'une répression renouvelée. La déclaration de Radan criminalise essentiellement la dissidence publique et signale une volonté d'utiliser la force contre quiconque perçu comme une menace, créant une atmosphère hostile pour les manifestants potentiels.
Alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu exhorte les Iraniens à se soulever contre leur gouvernement dans ce contexte de peur, le risque de confrontations violentes augmente. Netanyahu a décrit le conflit en cours impliquant Israël et les États-Unis comme une "guerre historique pour la liberté", s'adressant au public iranien pour saisir l'occasion d'un changement politique.
La juxtaposition des appels à la rébellion de Netanyahu et de la menace de Radan souligne la situation précaire en Iran, où les pressions externes et internes convergent, ce qui pourrait conduire à une instabilité accrue.
Les actions du gouvernement iranien représentent un avertissement sévère : la rétorsion contre les dissidents sera féroce alors qu'ils s'efforcent de maintenir le contrôle et de réprimer tout mouvement vers la réforme ou la rébellion. Alors que les deux camps se positionnent dans ce conflit croissant, l'avenir des libertés civiles et de la dissidence publique en Iran reste incertain.

