Les questions d'accès, de transparence et de sécurité sont de nouveau au centre du dossier nucléaire iranien, soulignant l'état fragile de la coopération entre Téhéran et les observateurs internationaux.
Un porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) ne peut pas effectuer d'opérations d'inspection de routine dans certaines installations concernées en raison de l'absence d'un mécanisme spécifique et de considérations de sécurité.
Ces commentaires interviennent alors que l'Iran et le gendarme nucléaire continuent de naviguer dans une relation complexe façonnée par des années de négociations, d'accords partiels et de disputes récurrentes sur la surveillance et la vérification. Les inspections de l'AIEA sont un pilier du système mondial de non-prolifération, fournissant des évaluations indépendantes sur la nature pacifique des activités nucléaires.
L'Iran a répété qu'il restait engagé à coopérer avec l'agence dans le cadre de ses obligations internationales. Dans le même temps, les responsables iraniens soutiennent que des circonstances extraordinaires, y compris des risques pour la sécurité et des arrangements techniques non résolus, peuvent limiter la portée des inspections de routine sur certains sites.
Les gouvernements occidentaux et l'AIEA ont exprimé par le passé des inquiétudes concernant les restrictions d'accès, avertissant qu'une réduction de la surveillance peut rendre plus difficile la vérification du programme nucléaire de l'Iran et l'évaluation de la conformité aux garanties.
Les remarques du porte-parole suggèrent que Téhéran lie l'accès aux inspections à des facteurs pratiques et liés à la sécurité plutôt qu'à un rejet total de la surveillance. Les responsables iraniens ont souvent appelé à des procédures plus claires et à des mécanismes mutuellement convenus pour traiter les sites sensibles, en particulier ceux qu'ils affirment avoir été endommagés ou faire face à des risques de sécurité accrus.
Le contexte plus large inclut des efforts stagnants pour relancer ou remplacer des ententes diplomatiques qui avaient autrefois imposé des limites aux activités nucléaires de l'Iran en échange d'un allègement des sanctions. Alors que ces discussions ont échoué, les questions techniques entre l'Iran et l'AIEA ont pris une plus grande signification politique.
Pour l'agence, maintenir un certain niveau de surveillance est essentiel pour remplir son mandat. Pour l'Iran, équilibrer la coopération avec des préoccupations concernant la souveraineté et la sécurité reste un défi central.
Aucun calendrier n'a été donné pour savoir quand ou comment un mécanisme pourrait être établi pour permettre la reprise des inspections de routine dans les installations concernées. La situation met en évidence la nature incrémentale et souvent fragile de l'engagement entre Téhéran et les autorités nucléaires internationales.
Alors que les discussions se poursuivent, les deux parties font face à la pression pour empêcher que des désaccords techniques ne s'intensifient en une rupture plus large de la surveillance, un scénario qui pourrait compliquer davantage un paysage diplomatique déjà tendu.

