Le 4 avril 2026, le commandement militaire conjoint Khatam al-Anbiya d'Iran a déclaré que l'Irak est exempt de toute restriction de transit à travers le détroit d'Ormuz, d'une importance stratégique cruciale. Cette annonce a été faite dans un contexte de tensions accrues liées aux conflits en cours dans la région, notamment avec les États-Unis et Israël.
Le porte-parole militaire Ebrahim Zolfaghari a souligné que "notre pays frère, l'Irak, est exempt de toutes les restrictions que nous avons imposées sur le détroit d'Ormuz", indiquant les liens étroits entre l'Iran et l'Irak. Cette décision intervient alors que l'Iran renforce son contrôle sur cette voie navigable, vitale pour les expéditions mondiales de pétrole, suite à des escalades significatives récentes.
L'exemption accordée à l'Irak semble être une décision stratégique de l'Iran, qui cherche à maintenir et à renforcer son influence sur Bagdad dans un contexte de tensions croissantes avec les nations occidentales. L'Iran a accusé des États adverses d'être responsables de l'instabilité continue dans la région et a présenté ces mesures comme une affirmation de ses droits sur le détroit en raison de pressions extérieures.
Dans un contexte d'actions militaires accrues et de menaces de la part des États-Unis, y compris un ultimatum de 48 heures du président Donald Trump exigeant la réouverture du détroit, cette annonce souligne les dynamiques changeantes des relations dans le Golfe. Les actions de l'Iran sont perçues comme un moyen d'affirmer sa position géopolitique tout en offrant une bouée de sauvetage à l'Irak, qui dépend fortement des exportations de pétrole.
Alors que les tensions s'intensifient, la communauté internationale observe de près, consciente que toute perturbation dans cette voie commerciale vitale pourrait avoir un impact significatif sur les prix de l'énergie et les marchés mondiaux. L'engagement de l'Iran à permettre le transport maritime irakien à travers le détroit est considéré à la fois comme une stratégie politique et une tentative de solidifier les relations bilatérales dans un environnement de plus en plus hostile.

