Le 5 mars 2026, la ministre des affaires étrangères de la Jamaïque, Kamina Johnson Smith, a déclaré que la nation caribéenne mettrait fin à sa collaboration de plusieurs décennies avec Cuba concernant le soutien au personnel médical. Ce mouvement inattendu survient dans un contexte de critiques croissantes de la part des États-Unis, où le secrétaire d'État Marco Rubio a qualifié les missions médicales cubaines de forme de "travail forcé" et de "traite des êtres humains".
L'accord, qui était en vigueur depuis de nombreuses années, était essentiel pour le système de santé jamaïcain, avec plus de 400 médecins, infirmiers et techniciens cubains travaillant sur l'île. Cependant, le gouvernement jamaïcain a cité une incapacité à parvenir à de nouveaux termes et conditions comme raison de la fin de l'arrangement, qui a officiellement expiré en février 2023.
Alors que la Jamaïque ouvre la porte à un engagement individuel avec des professionnels médicaux cubains selon les lois du travail locales, la communauté réagit aux implications de la perte d'une source vitale de soutien en matière de santé. Récemment, des responsables de la santé locaux ont indiqué que près de 300 spécialistes médicaux cubains sont encore en Jamaïque sous des contrats existants.
L'annonce intervient à la suite d'une situation similaire au Honduras, où un nouveau gouvernement de droite élu a annulé son propre accord avec Cuba, entraînant l'exode de plus de 150 membres du personnel médical cubain.
Le vice-ministre cubain des affaires étrangères, Carlos Fernández de Cossío, a condamné la pression des États-Unis sur les nations souveraines pour qu'elles rétractent leurs accords avec Cuba, arguant que cela compromet l'accès à des soins de santé de qualité pour les citoyens.
Les répercussions de cette décision continuent de se déployer alors que la Jamaïque navigue dans ses besoins en matière de santé face aux pressions internationales et aux changements de paysage politique dans la région.

