Dans un engagement de campagne significatif pour les élections à la Chambre des représentants prévues le 8 février 2026, le Parti libéral-démocrate (PLD) du Japon a souligné son engagement à légaliser l'utilisation des noms de jeune fille après le mariage, évitant ainsi l'option controversée des noms séparés pour les couples mariés.
La Première ministre Sanae Takaichi s'est fermement opposée à un système qui permettrait aux couples mariés de conserver des noms différents. En qualifiant un tel système de "division des noms de famille", la position de Takaichi met en avant son récit plus large axé sur les valeurs familiales traditionnelles. La position du PLD marque un changement par rapport à une approche précédente, plus ambiguë, lors des élections de 2025, où le parti avait simplement déclaré qu'il "travaillerait vers un consensus" sur la question.
En s'opposant aux noms séparés, Takaichi vise à simplifier la discussion autour des noms de famille dans le mariage tout en introduisant une législation pour clarifier l'utilisation des noms de jeune fille comme "noms communs". Elle croit que cette approche peut atténuer les inconvénients sociaux liés aux changements fréquents de nom qui suivent le mariage.
Ce sujet a attiré l'attention de divers partis politiques ; tandis que le PLD et son partenaire de coalition Nippon Ishin (Parti de l'innovation japonaise) s'opposent à l'introduction de noms séparés, d'autres entités politiques, y compris la nouvelle Alliance de réforme centriste, ont inclus des dispositions pour promouvoir l'égalité des sexes, plaidant pour les deux options.
L'ancien Premier ministre Shigeru Ishiba, aux côtés d'autres leaders de l'opposition, a soutenu l'idée de permettre des noms séparés pour répondre aux familles souhaitant une approche non traditionnelle. Au sein de la nouvelle Alliance de réforme centriste, les dirigeants du parti soutiennent que donner aux individus la liberté de choisir leur nom de famille favorise une société plus inclusive.
Alors que le Japon lutte avec des questions liées au genre, ce débat reflète un moment culturel significatif où les normes traditionnelles s'opposent aux valeurs modernes. L'engagement du PLD est indicatif des efforts du parti pour consolider son soutien parmi les électeurs conservateurs avant un concours électoral très surveillé.
L'élection sera un moment critique alors que les partis politiques rivalisent pour influencer cette question controversée tout en naviguant dans des politiques économiques plus larges qui résonnent avec l'électorat, notamment dans le cadre des discussions en cours sur les réformes fiscales et le bien-être social.

