BENGALURU — Les autorités du Karnataka ont émis un large avis de santé publique suite à un incident tragique où un adolescent aurait mis fin à ses jours après que ses parents lui aient confisqué son téléphone mobile. Cette tragédie a ravivé un débat urgent à travers l'Inde concernant la santé mentale des adolescents et la "crise numérique" à laquelle fait face la prochaine génération.
La police du Karnataka, en collaboration avec des experts en santé, exhorte les parents à abandonner les tactiques de "retrait soudain" lorsqu'ils gèrent l'addiction aux gadgets. Au lieu de cela, ils recommandent une approche progressive axée sur la communication pour aider les enfants à naviguer dans les émotions complexes associées à la dépendance numérique.
L'incident, qui s'est produit dans une banlieue de Bengaluru, impliquait un étudiant de 16 ans décrit comme "brillant et actif" mais de plus en plus reclus dans les médias sociaux et les jeux. Lorsque des membres de la famille sont intervenus en prenant l'appareil, la détresse émotionnelle qui en a résulté a conduit l'adolescent à prendre une mesure extrême quelques heures plus tard.
"C'est un rappel déchirant que pour de nombreux jeunes, la vie numérique n'est pas juste un passe-temps — c'est leur réalité sociale principale," a déclaré un haut responsable de la police de la ville de Bengaluru. "Arracher un téléphone peut sembler être une coupure totale de leur monde, conduisant à des actions impulsives pendant des moments de grande détresse."
En réponse à la crise, le gouvernement de l'État a accéléré l'élaboration d'une nouvelle politique sur l'addiction aux mobiles chez les étudiants, développée en collaboration avec l'Institut national de la santé mentale et des neurosciences (NIMHANS). Au cœur de cette politique se trouve le modèle "5C", un cadre de diagnostic conçu pour aider les parents et les éducateurs à évaluer la gravité de la dépendance d'un enfant.
Le modèle suit le Craving (désir intense), le Control (incapacité à s'arrêter) et la Compulsion (utilisation malgré les risques connus), tout en surveillant comment un enfant utilise la technologie pour le Coping avec le stress et les conséquences négatives qui en résultent sur sa vie académique et sociale.
Le projet de politique, publié en avril dernier, introduit des changements majeurs dans l'approche de l'État en matière de gestion de la technologie à travers plusieurs mandats ciblés. Ceux-ci incluent des limites de temps d'écran qui restreignent l'utilisation récréative à une heure par jour et l'établissement de zones sans technologie pour encourager des périodes sans appareil à la maison, surtout après 19h00.
De plus, la politique décrit une formation au désintoxication numérique pour permettre aux enseignants et aux parents d'identifier les premiers signes de détresse numérique pour les orienter vers des lignes d'assistance comme Tele-MANAS. Plus significativement, elle propose une vérification d'âge liée à Aadhaar pour les plateformes de médias sociaux afin de renforcer les protections pour les utilisateurs de moins de 16 ans.
Les psychologues font écho à l'avis de la police, suggérant que les parents agissent en tant que "mentors numériques" plutôt qu'en tant que "gardiens numériques".
"Lorsque vous voyez un enfant en difficulté, ne commencez pas par une interdiction," explique le Dr Aruna Prasad, psychiatre pour enfants. "Commencez par une conversation. Établissez ensemble des limites avant que l'addiction n'atteigne un point de basculement. Si un téléphone doit être pris, assurez-vous qu'il existe un système de soutien alternatif et un chemin clair pour que l'enfant puisse regagner ses privilèges par un comportement sain."
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