Le roi Charles III a rencontré des chefs des Premières Nations au palais de Buckingham pour discuter des sentiments séparatistes croissants en Alberta, au Canada. Lors de la réunion, le Grand Chef Joey Pete de la Confédération des traités n° 6 a exprimé les inquiétudes des chefs selon lesquelles le mouvement séparatiste pourrait compromettre les accords de traité établis il y a plus d'un siècle. Le mouvement de base en Alberta a obtenu suffisamment de soutien pour initier un référendum visant à la séparation en octobre.
Le Grand Chef Pete a noté que le roi Charles avait manifesté un vif intérêt pour les problèmes présentés et avait exprimé son inquiétude quant aux implications potentielles de la sécession pour les droits des Premières Nations. Les chefs ont demandé une Proclamation royale affirmant leurs traités avec la Couronne et les droits inhérents qui y sont associés, renforçant leur perspective en tant que partenaires de traité.
La réunion est opportune, car les dirigeants des Premières Nations se sont exprimés contre le mouvement séparatiste de l'Alberta, certains ayant même engagé des actions en justice contre la collecte de signatures pour le référendum. L'initiative séparatiste est dirigée par le Projet de prospérité de l'Alberta, qui plaide en faveur de l'indépendance, citant des avantages financiers et une meilleure gouvernance pour la province.
S'adressant aux journalistes, le Chef Pete a souligné les difficultés et les divisions que le sentiment séparatiste a créées parmi les communautés en Alberta. Il a souligné la nécessité d'unité et de reconnaissance des droits des traités comme aspects essentiels de la gouvernance et de la réconciliation.
Dans une déclaration, les chefs ont décrit la réunion comme une étape cruciale pour aborder leurs préoccupations avec la monarchie, soulignant l'importance d'un dialogue continu sur les obligations de traité et les droits des Autochtones. Ils ont également lancé une invitation au roi Charles pour participer aux célébrations marquant le 150e anniversaire du Traité n° 6 à Edmonton en août prochain.
Bien que le gouvernement de l'Alberta, dirigé par la première ministre Danielle Smith, ait été critiqué pour avoir permis aux séparatistes de recueillir des signatures, la ministre des relations avec les Autochtones, Rajan Sawhney, a exprimé son désir de rencontrer les dirigeants pour discuter des allégations entourant les violations de traité.
Rencontre a ravivé les discussions sur les traités historiques qui définissent la relation entre les peuples autochtones et la Couronne, ainsi que sur les négociations en cours face aux défis politiques contemporains.

