Le 3 février 2026, le ministère de la Justice des États-Unis (DOJ) a publié un nombre significatif de fichiers liés au défunt Jeffrey Epstein, totalisant plus de 3,5 millions de pages, y compris 2 000 vidéos et 180 000 images. Cette publication intervient en conformité avec la loi sur la transparence des fichiers Epstein, conçue pour éclairer son réseau criminel et la complicité de divers individus puissants.
Cependant, les défenseurs des victimes expriment leur mécontentement quant à la gestion de cette publication par le DOJ. Ils soutiennent que de nombreux noms et détails identifiants d'individus, dont certains n'avaient jamais été identifiés publiquement auparavant, apparaissent non caviardés. Brad Edwards, un avocat représentant les survivants d'Epstein, a déclaré que son cabinet avait reçu des appels alarmants quelques heures après la publication des fichiers, soulignant le traumatisme persistant pour ceux qui avaient confiance que leurs identités seraient protégées.
Une préoccupation majeure est le manque de cohérence dans les caviardages. Plusieurs cas ont été signalés où les noms des survivants ont été laissés non caviardés, tout en protégeant les identités d'individus moins vulnérables. Des défenseurs comme Annie Farmer, une ancienne victime, ont suggéré que ces erreurs semblent délibérées, soulignant la nécessité d'un examen approfondi des fichiers.
Le procureur général adjoint Todd Blanche a été confronté à des questions difficiles lors d'un récent briefing, reconnaissant que près de 3 millions de pages de documents avaient été retenues, y compris des matériaux sensibles nécessitant de la prudence, tels que la pornographie juvénile et des informations personnellement identifiables sur les victimes. Malgré ces justifications, le groupe de défense a exprimé une profonde insatisfaction, déclarant que les victimes ne devraient pas continuer à être scrutées tandis que les complices des opérations de trafic d'Epstein restent à l'abri de toute responsabilité.
À la suite de ces développements, un juge fédéral à New York doit entendre une motion demandant au DOJ de retirer le site web dédié hébergeant ces fichiers jusqu'à ce que toutes les informations sensibles concernant les victimes soient expurgées. Cette affaire continue de se dérouler, mettant en lumière l'intersection du privilège, du pouvoir et du sort des survivants pris dans un système qui semble faillir à son devoir de les protéger.
Alors que les défenseurs appellent à un contrôle plus strict et à de meilleures pratiques de la part du DOJ, le public reste vigilant, exigeant plus de transparence dans les conséquences continues des actions d'Epstein et du vaste réseau qui l'entoure.

