Banx Media Platform logo
WORLD

Power by Design, Habit by Default: Inside Lebanon’s Enduring Political Imprint

Le système politique sectaire du Liban a façonné non seulement la gouvernance mais aussi le comportement social, intégrant l'identité dans la vie quotidienne et rétrécissant l'imagination civique au milieu des crises persistantes.

A

Alexis

5 min read

5 Views

Credibility Score: 88/100
Power by Design, Habit by Default: Inside Lebanon’s Enduring Political Imprint

À Beyrouth, la journée commence souvent par des négociations. Pas celles qui se tiennent au parlement ou derrière des portes gardées, mais des accords plus discrets faits autour des comptoirs de café et des conversations en bord de route—sur le quartier qui semble sûr aujourd'hui, sur le nom qui ouvre une porte, sur le silence qui évite une question. La ville évolue avec une conscience pratiquée de la différence, ses rues chargées de mémoire, ses rythmes accordés à un ordre qui semble à la fois familier et inachevé.

Le système politique du Liban, forgé dans l'après-indépendance et renforcé par la guerre, repose sur un équilibre sectaire censé prévenir la domination d'un groupe. Le pouvoir est distribué par confession : les bureaux sont attribués, les alliances calibrées, la représentation mesurée par l'identité. Au fil du temps, cette architecture est devenue moins un cadre qu'une façon de penser—un arrangement qui organise non seulement les institutions, mais aussi les attentes. La politique, en ce sens, a imprégné l'esprit social.

La logique est procédurale et durable. La présidence, la primature et la présidence de l'assemblée suivent des affiliations prescrites ; les circonscriptions électorales reflètent une arithmétique communautaire ; les nominations publiques passent par des portes informelles d'appartenance. Ces mécanismes ont été conçus pour stabiliser une société plurielle, et pendant des périodes, ils l'ont fait. Pourtant, la répétition de la formule a également façonné la manière dont les citoyens rencontrent l'État—et les uns les autres. L'accès aux services, à l'emploi et à la protection passe souvent par des réseaux communautaires, renforçant le sentiment que l'État est approché latéralement, et non directement.

Au fil des décennies, cela a produit une internalisation subtile. L'identité devient un passeport, et l'imagination politique se rétrécit à ce qui semble permis dans des lignes héritées. Les jeunes apprennent tôt le langage de "notre part" et "leur tour". Même les moments de crise—effondrement économique, manifestations de masse, le long après-coup de l'explosion du port—ont eu du mal à déloger complètement le réflexe d'interpréter les événements à travers des lentilles sectaires, alors que les dirigeants et les récits reviennent à un terrain familier.

Le coût n'est pas toujours visible. Il apparaît dans des réformes bloquées et des gouvernements fragiles, mais aussi dans de plus petites hésitations : des amitiés qui évitent certains sujets, des mouvements civiques qui se fracturent sous pression, un discours public qui tourne en rond plutôt que de confronter les causes profondes. Les critiques soutiennent que le système a colonisé l'espace social, transformant la différence d'une richesse culturelle en une monnaie politique. Les partisans rétorquent qu'un changement brusque risque de rouvrir de vieilles blessures dans un pays où la mémoire reste proche de la surface.

Les dernières années ont mis à l'épreuve les deux points de vue. Les manifestations généralisées de 2019 ont brièvement suggéré un langage civique partagé, un qui nommait la corruption et la responsabilité sans qualifications sectaires. Pourtant, la persistance de l'ordre existant—soutenue par le patronage, la peur et les enchevêtrements régionaux—s'est révélée résiliente. Les efforts de réforme ont avancé de manière inégale, tandis que la vie quotidienne continue sous le poids de l'inflation, de l'émigration et de la confiance érodée.

Alors que la nuit tombe et que les générateurs se mettent en marche, le paradoxe du Liban perdure. Le statu quo sectaire offre prévisibilité sans progrès, coexistence sans cohésion. Il a organisé la paix en la divisant, la stabilité en la compartimentant. Que l'avenir apporte une réimagination du système ou un affinage de ses contours reste incertain. Pour l'instant, l'esprit social porte l'empreinte de la politique—patient, adaptatif, et toujours à la recherche d'un langage qui appartient à tout le monde.

Avertissement sur les images AI Les illustrations ont été créées à l'aide d'outils d'IA et ne sont pas de vraies photographies.

Sources Analystes politiques libanais Études académiques sur le consociationalisme Instituts de recherche sur le Moyen-Orient Agences de presse internationales

Decentralized Media

Powered by the XRP Ledger & BXE Token

This article is part of the XRP Ledger decentralized media ecosystem. Become an author, publish original content, and earn rewards through the BXE token.

Share this story

Help others stay informed about crypto news