Dans un mouvement historique pour le secteur financier mondial, le Centre financier du Qatar (QFC) a officiellement lancé un prototype pour un système de reçus numériques (DRS) révolutionnaire construit sur la blockchain Hedera. Cette initiative, développée par le biais du laboratoire d'actifs numériques pionnier du QFC, représente la première application majeure de la technologie de registre distribué spécifiquement conçue pour révolutionner la finance conforme à la charia et adossée à des actifs.
La mission principale du DRS est de s'attaquer aux défis de longue date dans la finance islamique en injectant des niveaux sans précédent de transparence, d'efficacité et de conformité réglementaire automatisée. En tokenisant des actifs physiques sur une blockchain sous forme de reçus numériques, le système crée une piste immuable et vérifiable, garantissant que chaque transaction financière adhère strictement aux principes islamiques et aux exigences réglementaires.
Le projet s'appuie sur un puissant consortium technologique. Le système fonctionnera sur "HashSphere", un réseau privé et autorisé construit sur la technologie de Hedera et déployé via Google Cloud. Le développement est un effort tripartite : le laboratoire d'actifs numériques du QFC fournit le cadre réglementaire et la supervision, l'Association Hashgraph livre l'infrastructure blockchain de base pour la sécurité et l'évolutivité, et Blade Labs—qui a obtenu sa licence fintech du QFC en 2024—dirige le développement des contrats intelligents et des interfaces utilisateur.
Cette collaboration stratégique marque une étape significative dans le rapprochement de l'industrie de la finance islamique, évaluée à plusieurs trillions de dollars, avec le potentiel de pointe de la blockchain. En créant un environnement numérique de confiance, le Qatar se positionne comme un leader mondial dans l'avenir de la finance, établissant une nouvelle norme sur la façon dont la technologie peut améliorer l'intégrité et l'accessibilité des systèmes financiers éthiques.

