Le 19 mars 2026, le PDG de QatarEnergy, Saad al-Kaabi, a annoncé que les récentes frappes de missiles iraniennes avaient neutralisé 17 % de la capacité d'exportation de GNL du Qatar. Les attaques ont causé des dommages considérables à deux des trains de GNL du Qatar et à l'une de ses installations de gaz à liquides (GTL). Cette perturbation devrait entraîner une perte de revenus annuels estimée à 20 milliards de dollars, affectant considérablement les approvisionnements énergétiques mondiaux.
Le Qatar, un acteur majeur sur le marché mondial du GNL, a déclaré "force majeure" sur ses contrats à long terme en raison de ces dommages, ce qui impactera les expéditions vers des pays tels que l'Italie, la Belgique, la Corée du Sud et la Chine. Al-Kaabi a souligné qu'ils avaient précédemment fait une déclaration à court terme mais qu'ils faisaient maintenant face à des perturbations qui pourraient durer plus longtemps.
Al-Kaabi a exprimé son incrédulité concernant les attaques, en particulier venant d'Iran, une nation avec laquelle le Qatar partage des liens culturels, et a noté le timing pendant le mois de Ramadan. Il a insisté : "Je n'aurais jamais imaginé dans mes rêves les plus fous que le Qatar serait attaqué de cette manière."
Les installations ciblées lors des frappes faisaient partie de l'infrastructure énergétique du Qatar, et les réparations pourraient prendre de trois à cinq ans. En plus du GNL, l'impact s'étend à d'autres exportations, avec des baisses significatives de la production de condensat (24 %), de gaz de pétrole liquéfié (GPL) (13 %), d'hélium (14 %), et de naphta et de soufre d'environ 6 %.
Al-Kaabi a noté que la reconstruction des installations endommagées, qui ont coûté environ 26 milliards de dollars à construire, serait fortement affectée par les hostilités en cours dans la région. Il a affirmé que "pour que la production redémarre, nous avons d'abord besoin que les hostilités cessent."
La situation géopolitique reste précaire, notamment en raison des craintes de représailles iraniennes supplémentaires, surtout après que des frappes israéliennes sur l'infrastructure gazière iranienne ont déclenché cette série d'attaques. Cette escalade complique considérablement le paysage énergétique, affectant à la fois les approvisionnements régionaux et mondiaux de manière significative.

