La confiance n'est pas quelque chose qui apparaît dans les rapports trimestriels. Elle ne peut pas être légiférée pour exister, ni convoquée par décret. Pourtant, elle est souvent la force silencieuse qui détermine si les politiques atterrissent en douceur ou échouent. À Manille, cette réalité façonne la conversation économique du pays alors que les Philippines se tournent vers 2026.
Le chef de la planification économique du pays a déclaré que le gouvernement vise à accélérer les efforts de construction de la confiance l'année prochaine, considérant la confiance — parmi les investisseurs, les institutions et le public — comme un pilier central de la croissance durable. Cette déclaration reflète une reconnaissance croissante que la stabilité macroéconomique à elle seule n'est plus suffisante dans un monde façonné par la volatilité, les flux de capitaux changeants et un sentiment mondial fragile.
Au cours des dernières années, les Philippines ont poursuivi des réformes structurelles, des dépenses d'infrastructure et des ajustements fiscaux destinés à renforcer les fondamentaux à long terme. Mais les responsables reconnaissent de plus en plus que la crédibilité, la transparence et la prévisibilité sont ce qui permet à ces réformes de se traduire par un véritable élan économique. La confiance, dans ce sens, devient une forme d'infrastructure — plus lente à construire, mais essentielle à tout ce qui suit.
Ce nouvel accent intervient alors que le gouvernement équilibre des pressions concurrentes : gérer l'inflation, attirer les investissements étrangers et s'assurer que la croissance semble inclusive plutôt qu'abstraite. Pour les décideurs, la construction de la confiance est étroitement liée à une communication claire, une réglementation cohérente et des institutions qui fonctionnent sans surprise. Il s'agit également de signaler une continuité au-delà des cycles électoraux.
Les responsables suggèrent qu'en 2026, des efforts intensifiés seront déployés pour améliorer la coordination entre les agences, réduire les frictions bureaucratiques et renforcer les normes de gouvernance. Ces mesures visent non seulement à rassurer les marchés, mais aussi à renforcer la confiance du public dans la direction économique et la prise de décision.
Dans une région où la concurrence pour le capital est féroce et où les réputations voyagent plus vite que les statistiques, la confiance peut être décisive. Pour les Philippines, le défi à venir n'est pas simplement de promettre la stabilité, mais de la démontrer — silencieusement, de manière persistante et au fil du temps.

