Les rivières ont longtemps eu une signification discrète dans le rythme de la vie canadienne — leurs eaux portant les souvenirs de sorties de pêche, de pique-niques en famille et du mouvement subtil des saisons. Pourtant, sous la surface de la Rivière du Lièvre, un affluent qui se jette dans la rivière des Outaouais et soutient la vie des poissons et des communautés, il y avait une perturbation qui allait avoir des répercussions bien au-delà de son courant paisible. Ce qui semblait être un manquement technique est devenu un rappel frappant de l'équilibre entre l'industrie et la nature, et des conséquences lorsque cet équilibre est perturbé.
Une entreprise exploitant une usine de fabrication de produits chimiques dans l'ouest du Québec a été condamnée à une amende de 1,35 million de dollars après avoir admis avoir déversé à plusieurs reprises du chlorite de sodium dans la Rivière du Lièvre en 2019. Devant le tribunal du Québec, Superior General Partner Inc., qui possédait et gérait l'installation Erco Mondial à l'époque, a plaidé coupable à 12 chefs d'accusation de dépôt de la substance chimique dans la rivière, enfreignant des dispositions de la Loi sur les pêches du Canada conçues pour protéger les écosystèmes aquatiques.
En juillet 2019, un représentant de l'entreprise a informé Environnement et Changement climatique Canada que du chlorite de sodium — une substance considérée comme nuisible aux poissons — avait été trouvé dans la rivière à la suite de pannes d'équipement à l'usine. Des enquêtes fédérales ultérieures ont révélé que la substance chimique avait été libérée dans le cours d'eau une douzaine de fois entre le 27 juin et le 19 juillet 2019.
Les responsables affirment que la Rivière du Lièvre abrite diverses espèces de poissons, notamment le bar à petite bouche, la truite de ruisseau, le doré et le maskinongé, rendant la préservation de ses eaux cruciale tant pour l'équilibre écologique que pour les loisirs locaux.
En plus de la pénalité imposée à l'entreprise, Jean-François Roux, qui était le directeur technique de l'usine au moment des violations, a plaidé coupable à un chef d'accusation de ne pas avoir informé rapidement les autorités fédérales des déversements. Il a été condamné à une amende de 15 000 dollars par le tribunal.
L'incident a été causé par un dysfonctionnement de l'équipement, mais les enquêteurs ont critiqué le retard dans le signalement aux autorités environnementales — une exigence en vertu de la loi fédérale destinée à garantir que les menaces potentielles pour les écosystèmes soient rapidement traitées. Au total, la décision du tribunal reflète le sérieux avec lequel les protections environnementales canadiennes traitent les dépôts de substances qui pourraient être nuisibles aux poissons et à la vie aquatique.
Les amendes seront versées dans le Fonds pour les dommages environnementaux du gouvernement du Canada, un mécanisme qui soutient des projets conçus pour restaurer, réhabiliter ou améliorer les environnements naturels affectés par la pollution ou d'autres dommages.
La sentence marque une action d'application significative en vertu de la Loi sur les pêches et souligne l'engagement des autorités fédérales à protéger la qualité de l'eau au Québec et au-delà. Le nom de Superior General Partner Inc. sera également inscrit au Registre des contrevenants environnementaux, qui suit les condamnations en vertu de certaines lois environnementales.
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Sources Canadian Press / Yahoo Finance — Une entreprise chimique du Québec condamnée à 1,35 million de dollars pour des déversements dans la rivière. Mirage News — Détails sur la condamnation de Superior General et le Fonds pour les dommages environnementaux.

