Les responsables serbes ont confirmé qu'il y avait eu une tentative de sabotage sur un gazoduc transportant du gaz russe vers la Hongrie, mais n'ont trouvé aucune preuve soutenant les allégations d'un lien ukrainien avec l'incident. Des détonateurs et des explosifs auraient été découverts près du gazoduc, entraînant un renforcement des mesures de sécurité dans la région.
Selon Đuro Jovanić, directeur de l'Agence de sécurité militaire de Serbie, une désinformation a circulé suggérant que les forces armées serbes agissaient au nom d'une autre entité en trouvant des explosifs ukrainiens et en blâmant l'Ukraine. Jovanić a souligné que l'origine des explosifs ne signifie pas culpabilité dans l'attaque, notant que les marquages sur les explosifs indiquaient qu'ils avaient été fabriqués aux États-Unis.
Le 5 avril, le président serbe Aleksandar Vučić a confirmé l'existence d'explosifs puissants, déclarant qu'ils avaient été trouvés près de Kanjiza, une ville proche de la frontière serbo-hongroise. En réponse à cette menace sécuritaire, le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a convoqué une réunion du Conseil de défense pour discuter des mesures de protection nécessaires pour la section hongroise du gazoduc.
Bien que des responsables hongrois aient suggéré un lien possible avec l'Ukraine, Kyiv a fortement rejeté les accusations. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères ukrainien, Heorhii Tykhyi, a nié tout lien avec l'événement, suggérant qu'il pourrait s'agir d'une opération sous faux drapeau russe visant à influencer des situations politiques telles que les prochaines élections en Hongrie.
De plus, certains dirigeants de l'opposition en Hongrie ont spéculé que la tentative de sabotage pourrait avoir été mise en scène pour perturber les élections. Péter Magyar, leader du parti d'opposition Tisza, a souligné les motifs potentiels derrière le timing de l'incident, indiquant qu'il pourrait s'agir d'une tactique pour créer la panique parmi les électeurs avant les élections.
La situation reste fluide alors que les enquêtes se poursuivent, et les implications géopolitiques sont suivies de près par les autorités serbes et hongroises, qui dépendent toutes deux fortement du gaz russe dans le cadre de leur infrastructure énergétique.

