Internet a été construit sur l'ouverture, mais il vit maintenant avec le doute. Derrière les profils et les publications, la certitude s'est amincie, remplacée par des questions d'authenticité à une époque d'automatisation. Dans ce contexte, OpenAI serait en train de construire un réseau social, qui pourrait s'appuyer sur une forme inhabituelle de vérification liée au projet Worldcoin de Sam Altman.
Le plan rapporté se concentre sur l'utilisation des orbes biométriques de Worldcoin, des dispositifs conçus pour vérifier qu'un utilisateur est humain sans révéler son identité personnelle. L'idée reflète une tension croissante sur les plateformes numériques : comment distinguer les personnes des agents artificiels de plus en plus convaincants, sans recourir à une surveillance invasive ou à des systèmes d'identité rigides.
Pour OpenAI, un passage au réseautage social marquerait une expansion significative au-delà des outils et des modèles, dans le tissu même de l'interaction en ligne. Une telle plateforme ne rivaliserait pas uniquement sur l'échelle, mais sur la confiance — positionnant la vérification comme une infrastructure plutôt qu'une réflexion secondaire sur la modération. La preuve humaine, dans ce cadre, devient une condition préalable à la participation, et non un insigne gagné plus tard.
Les orbes de Worldcoin, qui scannent l'iris d'un individu pour générer un identifiant cryptographique unique, se trouvent au centre de cette ambition. Les partisans soutiennent que le système offre un moyen de confirmer l'humanité tout en préservant l'anonymat. Les critiques restent méfiants, questionnant la gouvernance, le consentement et la gestion à long terme des systèmes liés aux biométriques, même lorsque les données sont abstraites.
La convergence d'OpenAI et de Worldcoin reflète également un alignement philosophique plus large. Les deux projets luttent avec le même avenir : un avenir dans lequel l'intelligence artificielle n'est pas seulement présente en ligne, mais prolifique. Dans un tel monde, les plateformes pourraient avoir besoin de mécanismes qui ancrent discrètement la présence humaine, garantissant que les conversations restent ancrées dans l'expérience vécue plutôt que dans une échelle synthétique.
Aucun lancement formel n'a été annoncé, et les contours du réseau restent indéfinis. Il n'est pas encore clair si la vérification serait obligatoire, optionnelle ou par paliers. Ce qui est évident, c'est la direction prise — vers des systèmes qui traitent l'identité comme une préoccupation structurelle, et non cosmétique.
Si OpenAI avance, le résultat pourrait ne pas ressembler aux médias sociaux traditionnels. Au lieu de cela, il pourrait fonctionner comme une expérience en crédibilité, testant si un réseau construit autour de la preuve d'humanité peut maintenir l'ouverture sans renoncer à la confiance. Dans un internet façonné par la réplication et la simulation, cette question pourrait s'avérer aussi importante que toute nouvelle fonctionnalité.
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Sources OpenAI Worldcoin Reuters

