À la lisière du continent, où les côtes s'étendent silencieusement dans de vastes distances bleues, une autre sorte de présence repose sous la surface. Les sous-marins ne se font pas annoncer ; ils demeurent dans le silence, façonnés par la patience plutôt que par le spectacle. Alors que 2026 commence, l'histoire navale de l'Afrique inclut non seulement des ports et des patrouilles, mais aussi une petite flotte soigneusement entretenue de navires sous-marins qui reflètent l'évolution des priorités en matière de sécurité, de dissuasion et d'influence régionale.
Depuis des décennies, les sous-marins représentent plus qu'un simple matériel militaire. Ils sont des symboles d'intention stratégique, nécessitant des investissements, de la formation et une planification à long terme. En Afrique, seules quelques nations ont choisi de maintenir de telles capacités, souvent étroitement liées aux routes commerciales maritimes, aux responsabilités régionales et aux partenariats historiques avec des puissances navales étrangères.
À l'avant-garde se trouve l'Égypte, dont la flotte de sous-marins est la plus grande du continent. Exploitant des navires modernes à propulsion diesel-électrique, l'Égypte a progressivement élargi ses capacités sous-marines dans le cadre d'un effort de modernisation navale plus large. Sa position géographique, reliant la Méditerranée et la mer Rouge, a façonné une doctrine maritime qui valorise à la fois la visibilité et la discrétion sous les vagues.
L'Afrique du Sud suit avec une force sous-marine plus petite mais technologiquement avancée. Construite autour de navires conçus en Allemagne, sa flotte reflète un accent sur la formation, l'interopérabilité et la protection des voies maritimes autour de l'extrémité sud du continent. Bien que limitée en nombre, ces sous-marins restent centraux à l'identité navale de l'Afrique du Sud et à sa planification de défense à long terme.
L'Algérie maintient également une présence sous-marine notable, largement liée à son orientation méditerranéenne. Sa flotte a été renforcée grâce à des partenariats avec la Russie, et elle joue un rôle discret dans les efforts plus larges de l'Algérie pour moderniser ses forces armées. Les sous-marins servent à la fois de moyen de dissuasion et de signal d'ambition navale régionale.
Ailleurs sur le continent, la possession de sous-marins devient plus rare. La Libye conserve une capacité sous-marine minimale et vieillissante, largement inactive au milieu des années d'instabilité politique. Le Maroc, le Nigeria et d'autres nations côtières se sont plutôt concentrés sur des flottes de surface, des avions de patrouille maritime et la sécurité côtière plutôt que sur la complexité des opérations sous-marines.
Le nombre limité d'opérateurs de sous-marins reflète des réalités pratiques. Les sous-marins nécessitent des équipages spécialisés, une infrastructure de maintenance et un financement soutenu. Pour de nombreux États africains, les priorités se situent plus près des côtes — combattre la piraterie, protéger les pêcheries et sécuriser les ports essentiels à la stabilité économique.
Au début de 2026, les flottes de sous-marins d'Afrique restent modestes par rapport aux normes mondiales, mais significatives dans leurs contextes régionaux. Ces navires opèrent silencieusement, rarement vus, mais ils font partie d'un changement plus large vers une prise de conscience maritime dans un monde de plus en plus interconnecté.
En regardant vers l'avenir, les analystes suggèrent que le nombre de sous-marins à travers l'Afrique est peu susceptible de croître rapidement. Au lieu de cela, les flottes existantes se concentreront probablement sur la maintenance, la formation et une modernisation sélective. Pour l'instant, sous les eaux environnantes de l'Afrique, un petit nombre de sous-marins poursuivent leurs patrouilles silencieuses — mesurées non par le bruit, mais par la présence.
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Sources (noms des médias uniquement) : • Reuters • BBC News • Al Jazeera • Defense News • Global Firepower

