Le 4 avril 2026, le Premier ministre Robert Fico a publiquement exhorté l'Union européenne à reconsidérer ses sanctions sur les approvisionnements énergétiques russes. Il a soutenu que le rétablissement des flux de pétrole et de gaz en provenance de Russie est essentiel pour faire face à la crise énergétique actuelle, exacerbée par les perturbations suite aux actions militaires en Iran.
Fico a souligné la nécessité d'un dialogue renouvelé avec Moscou et a suggéré qu'une approche coopérative pourrait stabiliser les approvisionnements énergétiques pour les États membres de l'UE confrontés à des prix élevés des combustibles. Il a cité une discussion récente avec le Premier ministre hongrois Viktor Orbán, au cours de laquelle les deux dirigeants ont convenu de la nécessité de reprendre des importations d'énergie fiables.
Historiquement, la Hongrie et la Slovaquie ont été parmi les rares nations de l'UE à continuer d'importer du pétrole russe. Les commentaires de Fico interviennent alors que les prix du pétrole ont grimpé suite aux attaques américaines et israéliennes contre des installations iraniennes, impactant significativement les chaînes d'approvisionnement mondiales. Il a accusé l'Ukraine de retarder les réparations de l'infrastructure du pipeline Druzhba, ce qui a encore compliqué la situation.
Le gouvernement slovaque a pris des mesures pour atténuer l'impact de la flambée des prix des combustibles sur le plan national, mais Fico estime que la résolution de la crise nécessite une action au niveau de l'UE, plutôt que des réponses nationales isolées. Ses remarques reflètent une tension plus large au sein de l'UE concernant la manière de concilier les sanctions contre la Russie avec les besoins en sécurité énergétique, alors que plusieurs nations plaident pour des mesures de soutien alternatives, y compris une taxe exceptionnelle sur les bénéfices des entreprises énergétiques.
La position de Fico le place, lui et Orbán, en tant qu'exception au sein de l'UE, appelant à une reconsidération des dynamiques relationnelles avec la Russie à un moment où le bloc lutte contre les répercussions de ses précédentes politiques énergétiques. L'appel à un engagement renouvelé avec la Russie a suscité des débats sur la stratégie énergétique à long terme de l'UE et ses implications pour la politique régionale.

