Le 8 mars 2026, des dirigeants kurdes du nord-est de la Syrie ont exprimé de vives inquiétudes concernant le potentiel des groupes kurdes iraniens à s'aligner avec les États-Unis en opposition à Téhéran. Cet avertissement survient dans un contexte de discussions croissantes parmi les milices kurdes iraniennes sur la coordination avec les États-Unis pour de possibles attaques contre les forces de sécurité iraniennes.
Le contexte culturel et historique de la lutte kurde pour l'autonomie se reflète dans les déclarations des membres de la communauté en Syrie. Saad Ali, un résident local de Qamishli, a mis en garde les Kurdes iraniens en disant : "J'espère que les Kurdes d'Iran ne s'allieront pas avec l'Amérique, car ils les abandonneront." Il a également averti que de tels partenariats pourraient entraîner des conséquences désastreuses si les États-Unis concluent des accords avec les autorités iraniennes.
Les Kurdes syriens se sont déjà alliés avec les États-Unis il y a plus d'une décennie pour lutter contre la montée de l'État islamique. Bien que ce partenariat ait conduit à des gains territoriaux significatifs et à l'établissement d'une région semi-autonome, de nombreux combattants kurdes se sont sentis trahis lorsque, en janvier 2026, des responsables américains leur ont demandé de fusionner avec des forces loyales à la nouvelle armée syrienne sous le président Ahmed al-Sharaa.
Amjad Kardo, un autre résident kurde, a exprimé des sentiments similaires, conseillant aux Kurdes iraniens de maintenir une position ferme et de rechercher un soutien garanti des États-Unis avant de s'engager dans des actions militaires. Son message était clair : ils ne devraient pas répéter ce qu'il a décrit comme les erreurs commises par les factions kurdes en Syrie, qui se sont depuis senties abandonnées par leurs alliés.
Alors que les factions kurdes iraniennes envisagent des actions militaires pour contrer le gouvernement iranien dans un contexte de tensions croissantes alimentées par les opérations militaires américaines et israéliennes, les préoccupations concernant la loyauté et le soutien des États-Unis continuent de dominer les discussions parmi les dirigeants kurdes. Ils cherchent des assurances que toute collaboration ne les laissera pas vulnérables aux représailles iraniennes.
Dans l'ensemble, le paysage géopolitique actuel présente un scénario complexe pour les groupes kurdes, entrelaçant leurs aspirations à l'autonomie avec les intérêts des grandes puissances, et les leçons historiques tirées de la Syrie façonnent leurs décisions stratégiques pour l'avenir.

