Dans une escalade marquée des hostilités, Téhéran a averti les installations énergétiques du Golfe de se préparer à évacuer le 18 mars 2026, après avoir subi des dommages importants à son industrie gazière suite à une frappe aérienne israélienne. Les Gardiens de la Révolution d'Iran ont communiqué les ordres d'évacuation pour les principales installations pétrolières, y compris la raffinerie Samref d'Arabie Saoudite et le complexe pétrochimique de Jubail, le champ gazier Al Hosn des Émirats, ainsi que le complexe pétrochimique de Mesaieed et la raffinerie de Ras Laffan du Qatar.
Les frappes de missiles ont ciblé des installations iraniennes dans le champ gazier de South Pars et à Asaluyeh, suscitant des craintes de représailles contre les États du Golfe et prolongeant potentiellement le conflit existant. Les prix du pétrole ont réagi fortement, les contrats à terme sur le Brent augmentant de plus de 6 %, atteignant des sommets de séance proches de 110 $ le baril.
Le ministère qatari des Affaires étrangères a condamné les attaques israéliennes, les qualifiant d'"escalade dangereuse et irresponsable" qui menace la sécurité énergétique mondiale. Ce sentiment a été repris par des responsables des Émirats qui ont appelé à la retenue pour protéger les infrastructures vitales.
Suite aux attaques, le Qatar aurait complètement arrêté sa production de gaz naturel liquéfié, impactant près de 20 % de l'approvisionnement mondial en GNL, avec des avertissements selon lesquels les dommages pourraient prolonger les pannes opérationnelles au-delà de mai. Le secteur énergétique iranien, qui sert principalement les besoins domestiques, fait face à une surveillance accrue alors que la région se prépare à une possible escalade.
Alors que les tensions s'intensifient, les analystes suggèrent que le conflit en cours pourrait persister bien au-delà de l'horizon immédiat, affectant potentiellement les exportations énergétiques clés à travers le détroit d'Hormuz, d'une importance stratégique.
La communauté internationale surveille de près la situation, reconnaissant que d'autres actions militaires pourraient déstabiliser non seulement la sécurité régionale mais aussi les marchés énergétiques mondiaux de manière significative. La situation reste fluide, nécessitant des efforts diplomatiques urgents pour désamorcer les tensions et protéger les vies civiles et les infrastructures.

