Ce jeudi, le Comité International Olympique (CIO) a annoncé de manière définitive, sans laisser de place à l'interprétation, qu'à partir des Jeux Olympiques de Los Angeles en 2028, la participation à toute catégorie féminine sera strictement réservée aux femmes biologiques.
L'éligibilité sera déterminée par un test génétique obligatoire qui détecte la présence du gène SRY. Ce test, qui n'est effectué qu'une seule fois dans la carrière de chaque athlète, consiste en un simple prélèvement de joue ou de sang et identifie la présence du gène associé au développement sexuel masculin.
Kirsty Coventry, présidente du CIO, double médaillée d'or olympique en natation et première femme à diriger l'organisation dans ses 132 ans d'histoire, a justifié la mesure : « Les preuves scientifiques sont concluantes. Les chromosomes masculins offrent des avantages en termes de performance dans les disciplines qui nécessitent force, puissance ou endurance. Aux Jeux Olympiques, même les plus petites différences peuvent faire la différence entre gagner et perdre. »
Selon le document du CIO, l'avantage de performance des hommes par rapport aux femmes est compris entre 10 % et 12 % en course et en natation, au moins 20 % dans les épreuves de lancer et de saut, et peut dépasser 100 % dans des sports de puissance comme la boxe.
La nouvelle politique n'est pas rétroactive et ne s'applique pas aux compétitions sportives récréatives. Elle inclut également des exceptions pour les athlètes diagnostiqués avec le syndrome d'insensibilité aux androgènes complet (CAIS).
Cependant, plusieurs organisations de défense des droits de l'homme ont exprimé des inquiétudes concernant l'impact potentiel des tests génétiques obligatoires sur toutes les athlètes féminines.

