La paix est souvent imaginée comme une pause — un moment où le bruit du conflit s'estompe et où le monde expire. Pourtant, sous cette tranquillité, d'autres luttes continuent de respirer. La faim n'attend pas la fin des guerres, et la pauvreté ne recule pas lorsque des traités sont signés. Elles demeurent, constantes et non résolues, façonnant des vies longtemps après que les gros titres aient évolué.
C'est cette réalité persistante que Manos Unidas a choisi de mettre en avant avec une calme urgence. L'organisation avertit que la paix, dans son sens le plus vrai, ne peut exister tant que la faim et la pauvreté continuent de définir l'expérience quotidienne de millions de personnes. Leur message n'est pas formulé en accusation, mais en réflexion : un rappel que la paix n'est pas simplement l'absence de violence, mais la présence de dignité.
Selon Manos Unidas, la faim et le conflit sont étroitement liés, se renforçant mutuellement de manière subtile mais puissante. Les communautés affaiblies par la pauvreté font face à une plus grande instabilité, tandis que le manque d'accès à la nourriture, à l'éducation et aux soins de santé érode la résilience. Dans de tels environnements, même une paix fragile devient difficile à maintenir.
L'organisation souligne que la faim n'est pas un destin inévitable. Le monde produit suffisamment de nourriture, pourtant l'inégalité et la mauvaise gestion laissent beaucoup sans accès. La pauvreté persiste non pas parce que les solutions sont inconnues, mais parce que les priorités se trouvent souvent ailleurs. Dans ce déséquilibre, Manos Unidas voit une fracture au cœur des efforts mondiaux pour la paix.
À travers ses campagnes, le groupe appelle à une compréhension plus large de la sécurité — une sécurité ancrée dans le développement plutôt que dans la réaction. S'attaquer à la faim, soutiennent-ils, n'est pas de la charité mais de la prévention. Lorsque les besoins fondamentaux sont satisfaits, les sociétés sont mieux équipées pour résoudre les tensions pacifiquement et pour résister aux chocs externes.
Manos Unidas s'appuie sur des décennies d'expérience dans des régions vulnérables, où de petits investissements soutenus ont transformé des communautés. L'accès à la nourriture, à l'eau potable et à l'éducation a montré le pouvoir de stabiliser des vies et de restaurer l'autonomie. Ces changements, bien que discrets, forment le socle sur lequel la paix peut s'installer.
L'avertissement arrive à un moment où l'attention mondiale est étirée, et où les crises humanitaires se disputent la visibilité. Pourtant, la faim reste constante, non affectée par les priorités changeantes. Elle continue de limiter le potentiel, d'approfondir l'inégalité et de saper silencieusement la stabilité.
Dans son message, Manos Unidas n'offre pas d'alarme, mais de la clarté. La paix, suggèrent-ils, doit être cultivée là où la vie commence — dans les foyers, les champs et les salles de classe. Tant que la faim et la pauvreté ne seront pas abordées avec un engagement durable, la paix restera incomplète, plus aspiration que réalité.
Avertissement sur les images AI Les illustrations ont été produites avec de l'IA et servent de représentations conceptuelles.
Sources : Manos Unidas OK Diario La Razón Alfa y Omega El Diario de Madrid

