Le ministère de la Justice a annoncé le 3 février 2026 qu'il avait retiré des milliers de documents liés à Jeffrey Epstein en raison de graves échecs de redaction qui ont exposé des informations sensibles concernant près de 100 victimes. Après des rapports alarmants des avocats des victimes, le ministère a reconnu une "erreur technique ou humaine" ayant conduit à la divulgation involontaire d'informations personnelles et identifiantes, y compris des noms, des adresses e-mail et même des images.
Le procureur américain Jay Clayton a communiqué la gravité de la situation dans une lettre aux juges fédéraux, affirmant que le ministère avait retiré presque tous les documents signalés et promettant un processus révisé pour traiter de telles questions rapidement. Le ministère vise à réévaluer les documents signalés pour les redactions et à les republier dans un délai de 24 à 36 heures.
Les victimes ont exprimé une profonde inquiétude concernant les documents publiés. Une victime a noté que les informations partagées étaient "menaçantes pour la vie", citant des cas où ses détails bancaires privés avaient été exposés, entraînant de nombreuses menaces contre sa sécurité. Les avocats représentant ces victimes ont souligné la gravité des échecs de redaction, mettant en avant un manque de responsabilité de la part du ministère de la Justice.
Le ministère de la Justice a indiqué qu'il améliorait activement ses protocoles pour prévenir d'autres incidents de cette nature et qu'il engageait un dialogue avec les victimes pour répondre à leurs préoccupations. De plus, l'agence a révélé qu'à la suite de ce scandale, elle procéderait à des examens internes pour garantir le respect de la loi sur la transparence des fichiers Epstein, qui appelle à des protections strictes pour les informations des victimes.
À l'heure actuelle, les juges fédéraux doivent se réunir pour discuter de mesures supplémentaires, y compris une demande des avocats des victimes de retirer le site Web dédié du DOJ jusqu'à ce que toutes les informations identifiantes des victimes soient correctement redigées. Ce développement illustre les défis persistants dans l'équilibre entre les droits des victimes et la transparence publique concernant l'affaire Epstein.

