Un après-midi d'hiver calme à Berne, alors que la neige effleurait les toits comme de doux signes de ponctuation dans une longue conversation, le Conseil fédéral suisse a tourné son regard vers des horizons que peu d'entre nous verront pleinement — l'année 2045. Tel un artisan esquissant le contour d'une tapisserie ambitieuse, le gouvernement a tracé les grandes lignes d'un plan de mobilité qui s'étend à travers montagnes et vallées, lignes de chemin de fer et autoroutes, visant à tisser les fils de la vie quotidienne en un tout cohérent pour les générations à venir.
Lors de sa récente session, le Conseil fédéral a exposé les priorités stratégiques pour l'infrastructure de transport suisse jusqu'en 2045, une vision née à la fois de l'expertise technique et de la conversation publique. Connu sous le nom de Transports '45, ce projet cherche à unir les ambitions de longue date en matière de développement ferroviaire avec les exigences pratiques des déplacements routiers et de la connectivité urbaine dans un cadre unifié.
Au cœur de cette vision se trouve la promesse d'un réseau ferroviaire plus capacitif et fiable — un ruban d'acier qui, au fil du temps, transportera non seulement des passagers mais aussi les espoirs d'une nation s'orientant doucement vers la durabilité. À court terme, des connexions telles que le corridor Bienne–Lausanne/Genève devraient connaître des améliorations d'ici 2030, un investissement soulignant l'importance de relier les villes suisses avec une cadence plus fluide et des temps d'attente réduits. L'expansion des services toutes les quarts d'heure et toutes les demi-heures sur les principales lignes interurbaines fera résonner le confort et le choix dans les trajets quotidiens.
Au fil des années, d'autres projets prévus — des extensions de gares aux services régionaux améliorés — appellent avec une promesse silencieuse de possibilités. Au-delà du rail, le plan prend également en compte les autoroutes et les goulets d'étranglement qui façonnent les déplacements routiers à travers le pays. Des tronçons clés de l'A1 gagneront des voies supplémentaires là où le trafic ralentit actuellement à un rythme réticent, honorant l'équilibre entre mobilité rapide et gestion environnementale.
Cette approche holistique marque une première dans la politique suisse : plutôt que de traiter les trains, les autoroutes et le transport urbain comme des domaines séparés, Transports '45 les met en dialogue. Il charge le Département de l'environnement, des transports, de l'énergie et des communications (DETEC) de rédiger un projet de consultation d'ici mi-2026, visant à susciter des discussions avec les partenaires cantonaux et les communautés.
Cependant, comme pour toute vision à long terme, des éléments évolueront à travers l'engagement et le débat. Le cœur du plan bat non seulement avec des conceptions techniques mais aussi avec un processus démocratique — consultations, contributions publiques et décisions parlementaires façonneront le chemin à venir. De cette manière, le plan reflète non seulement une directive administrative mais aussi une imagination collective du rôle de la mobilité dans la vie suisse.
Dans les années à venir, alors que les consultations se déroulent et que les détails sont façonnés par des voix de tout le pays, le parcours de la mobilité en Suisse continuera de prendre forme. Ce qui est clair maintenant, c'est un engagement à tisser les routes ferroviaires, routières et urbaines dans un avenir qui se déplace avec les rythmes de la vie quotidienne — des navetteurs du matin aux voyageurs interurbains — de manière réfléchie, durable et durable.
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Sources Le Courrier SWI swissinfo.ch Le Nouvelliste Ajour / LeManbleu / Bluewin admin.ch communiqué de presse

