Dans une déclaration publiée le 5 février 2026, le président Donald Trump a confirmé qu'il ne prolongera pas le traité de contrôle des armes nucléaires avec la Russie connu sous le nom de New START, en vigueur depuis 2010. Le traité, qui limitait le nombre de têtes nucléaires déployées à 1 550 pour les deux pays, a expiré plus tôt dans la journée, marquant un tournant significatif dans les relations entre les États-Unis et la Russie.
Trump a critiqué le traité, le qualifiant de "mal négocié" et a déclaré : "Au lieu de prolonger le New START, nous devrions faire travailler nos experts nucléaires sur un nouveau traité amélioré et modernisé." Ses commentaires signalent un changement dans la stratégie nucléaire, appelant à un nouvel accord qui non seulement aborde les arsenaux américain et russe, mais vise également à inclure la Chine dans les négociations—une initiative qui pourrait compliquer les discussions futures.
L'expiration du New START a suscité l'inquiétude parmi les experts et les responsables internationaux, y compris le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, qui a fait remarquer que ce moment représente "un moment grave pour la paix et la sécurité internationales." Sans aucune limite contraignante sur les arsenaux nucléaires pour la première fois depuis des décennies, le risque d'une course aux armements nucléaires sans contraintes est accru.
Des responsables à Moscou ont exprimé leur regret quant à l'expiration du traité, un porte-parole soulignant que la Russie considérait les accords du New START comme essentiels pour maintenir la stabilité stratégique. Ils ont réitéré leur volonté de s'engager dans des discussions sur le contrôle des armes nucléaires à l'avenir.
Les analystes notent que les États-Unis et la Russie possèdent environ 90 % des armes nucléaires mondiales, rendant l'effondrement du traité particulièrement préoccupant. L'intention de Trump d'impliquer la Chine dans les futures négociations a déjà rencontré une résistance de Pékin, qui soutient qu'il ne devrait pas participer tant que les États-Unis et la Russie ne réduisent pas davantage leurs stocks.
Alors que le paysage géopolitique évolue, l'absence du traité New START soulève des incertitudes quant aux politiques nucléaires, amenant beaucoup à s'interroger sur l'avenir du contrôle des armements et des efforts de paix dans le monde. Avec l'administration Trump signalant une nouvelle ère de diplomatie nucléaire, le monde observe de près comment ces stratégies se dérouleront.

